Impact énergétique des fruits et légumes que je mange

Consommer des fruits et légumes locaux et de saison permet de compter sur la nature pour leur production. À partir du moment où l’on souhaite consommer des produits non locaux et en dehors des saisons naturelles de pousse, les ressources seront apportées de manière artificielle, entraînant une consommation d’énergie qui aura un impact environnemental. 
Entre la saisonnalité et la provenance, découvrez avec nous comment manger des fraises tout en gardant la pêche ! 

D’où viennent les dépenses énergétiques des fruits et légumes ?

Le transport

Une partie des fruits et légumes que l’on consomme en France provient d’autres pays et sont transportés par avions ou bateaux. Il peut s’agir de produits qui ne poussent pas dans l'hexagone et que l’on est obligé de faire parvenir du pays de production. C’est le cas des fruits exotiques par exemple. Dans ce cas, la dépense énergétique permet de répondre à une demande de diversité : on veut que le choix des produits soit le plus large possible. 

 

On fait aussi venir des fruits dont ce n’est pas encore la saison en France ou dont la saison est terminée. Par exemple pour les fraises, en France la pleine saison tombe entre mai et juillet, mais on en trouve dans les supermarchés français avant ou après. Elles viennent généralement d’Espagne où le soleil est présent plus longtemps. Dans ce cas, on répond à une demande de disponibilité permanente : on veut pouvoir consommer tous les produits toute l’année. 

 

Il faut savoir qu’un fruit importé hors saison par avion consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même produit localement.

La culture sous serres

La culture sous serres intervient elle aussi pour répondre à une demande de disponibilité permanente des produits. 
Dans ce contexte, les serres permettent de cultiver des produits en dehors de leur saison naturelle en leur apportant les conditions nécessaires comme une température idéale.

 

Les serres permettent ainsi d’allonger les calendriers de production.
 

Si vous êtes tentés par des produits cultivés en France hors saison, sachez que le chauffage des serres y est essentiellement assuré par des combustibles fossiles comme le gaz, le fuel et le charbon. Ces combustibles permettent de chauffer de l’eau à 80°C qui circule ensuite dans des tuyaux à l’intérieur des serres. Dans les exploitations de cultures sous serres chauffées, le chauffage est le deuxième poste de dépenses après la main-d’œuvre. Une serre consomme en moyenne 297 kWh/m²/an. Avec un printemps très froid comme celui de 2013 par exemple, le chauffage des serres de tomates françaises a pu coûter jusqu’à 100 000 euros à l’hectare ! 

Les avantages de la consommation locale et de saison

Cela permet de préserver la planète

En réduisant les dépenses énergétiques liées au transport et à la culture en serres, on permet une réduction des émissions de gaz à effet de serres. Une tomate produite en saison c’est à dire en été, consomme 10 à 20 fois moins d’énergie que lorsqu’elle est produite en hiver. 
 

  

C’est moins cher

Puisqu’ils impliquent moins de transport, les produits de saison ne sont pas soumis aux taxes d’importation, et cela se répercute positivement sur le prix. Et puisque la culture en saison nécessite moins de dépenses énergétiques, les prix seront naturellement moins chers. 
 

C’est meilleur : au goût et pour la santé !

Côté plaisir, les fruits et les légumes cueillis en saison et lorsqu'ils sont mûrs sont bien plus goûteux ! Un produit transporté d’un pays à l’autre est cueilli en avance et continu de mûrir pendant le transport. En comparaison, les fruits et légumes qui arrivent à maturité au soleil développent des saveurs que ceux mûrissant pendant le transport ne peuvent avoir. 

 

Côté santé, la nature est bien faite puisqu’elle nous offre tout ce dont nous avons besoin au bon moment. En hiver avec le froid et le manque de soleil, nos besoins en nutriments sont amplifiés. Timing parfait puisque c’est la saison des légumes riches en minéraux comme les poireaux, les choux ou encore les navets. C’est également la saison des agrumes qui vous permettront de faire le plein de vitamine C. En été en revanche, notre organisme réclame plus d’eau. C’est le moment idéal pour profiter des melons, tomates et courgettes, dont c’est la pleine saison. 

 

En vous alignant sur les saisons, vous aurez également l’occasion de découvrir et d’apprendre à cuisiner de nouveaux fruits et légumes encore inconnus au bataillon. La France et ses nombreuses terres nous offre une grande diversité de produits, on vous met au défis de tous les goûter !