Energie verte - 13-10-17

Compensation carbone

Comment lutter contre le réchauffement climatique grâce à la compensation carbone ?

Si les dangers du réchauffement climatique sont aujourd’hui parfaitement démontrés à l’échelle mondiale, quelques solutions en faveur d’une inversion de la tendance existent. Parmi celles-ci, le dispositif de la compensation carbone, issu des orientations du Protocole de Kyoto, permet le financement de projets destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, en vue de pondérer les quantités équivalentes de gaz carbonique rejetées à un autre endroit de la planète.

Comment fonctionne le principe de la compensation carbone ?

Le processus de la compensation carbone repose sur un principe global de protection de l’environnement, prenant la forme d’un rééquilibrage durable et solidaire. Dans la mesure où le dégagement de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, quel que soit le lieu d’émission, affecte l’ensemble de la planète, chaque consommateur qui en est à l’origine a la faculté de neutraliser cet impact de façon indirecte et délocalisée.


Chaque tonne d’équivalent CO2 dont le rejet est évité ailleurs dans le monde, généralement dans des pays en développement au travers d’éco-projets, est attestée par des crédits carbone. Ceux-ci sont délivrés par des organismes certificateurs, après audit régulier des installations concernées sur la base d’une série de critères répondant à des standards internationaux très précis (mesurabilité, vérifiabilité, permanence, additionnalité).



À qui s’adresse la démarche de la compensation carbone ?

S’il existe un marché obligatoire de la compensation carbone, intégrant les opérateurs industriels dont les émissions restent plafonnées dans le cadre de la réglementation internationale, un marché volontaire s’est parallèlement développé. Citoyens, entreprises ou collectivités peuvent ainsi faire le choix de lutter contre le réchauffement climatique en achetant spontanément des crédits carbone, en vue de limiter leur propre impact sur l’environnement.

L’intérêt pour de grands consommateurs comme les collectivités d’opter pour une démarche de compensation carbone n’est toutefois évident que s’il leur est économiquement ou technologiquement impossible d’agir localement en faveur d’une réduction de leurs sources de pollution. En ce sens, un bilan carbone doit être privilégié au préalable, afin d’évaluer toute marge de progression potentielle et de définir des politiques internes axées sur une réduction de l’empreinte carbone. À ce titre, les premiers facteurs d’émission correspondent le plus souvent aux postes de transport et de chauffage.

Ce n’est qu’ensuite, et de manière complémentaire, qu’une décision d’achat de crédits carbone est pertinente, afin de couvrir les émissions résiduelles demeurant incompressibles. Il est important, en effet, de garder à l’esprit que l’objectif de la compensation carbone n’est pas de s’autoriser l’acquisition de droits à polluer.


Quels types de projets la compensation carbone permet-elle de financer ?

Les émissions de gaz carbonique peuvent être compensées par le biais de différents types de projets, qui varient de par leur envergure et les zones géographiques dans lesquelles ils sont mis en œuvre. Dans les pays en développement, les actions menées visent principalement à la reforestation, la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables et l’optimisation de l’efficacité énergétique. En France, ces projets, qualifiés de « domestiques », touchent prioritairement les secteurs de l’élevage, de l’agriculture, des transports, ainsi que de la chimie et de l’agrochimie.


Une autre solution innovante : le mécanisme d’échange de crédits carbone ?

En contrepartie de leur engagement à investir dans la réalisation d’éco-projets, les fournisseurs d’énergie sont éligibles à la délivrance de crédits carbone, qu’ils peuvent ensuite répartir entre leurs abonnés, grâce à des offres de gaz « compensé carbone ». L'intêret pour le client est de permettre le financement d’actions en faveur de l’environnement, moyennant un tarif un peu plus élevé du gaz qu’il consomme. Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de TotalEnergies.