Votre point Marchés

Edition du 08 Septembre 2026

Votre point Marchés du 08 Septembre 2026

Les prix sont orientés à la hausse sur fond d'intensification du conflit au Moyen-Orient.

Actualités Economique et Géopolitique

L’Iran s’apprête à déclarer une «zone interdite» près du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique verrouillée par Téhéran depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis, a déclaré dimanche le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. «Dans les prochains jours, une zone interdite va être déclarée à l’extérieur du détroit d’Ormuz. Elle commencera sur la ligne du blocus de la marine américaine, et comprendra des secteurs du Golfe», a affirmé Mohsen Rezaï à la télévision d’Etat. «Tout navire entrant dans cette nouvelle zone sera placé sur une liste de sanctions».

L'OPEP+ a maintenu sa politique de production pétrolière inchangée pour octobre lors d'une réunion dimanche, a-t-elle déclaré dans un communiqué, car le groupe de producteurs doit s'entendre sur de nouveaux quotas avant de décider de ses prochaines étapes de production.

L’installation de captage de CO₂ du site Yara de Sluiskil, aux Pays-Bas, vient d’être inaugurée. Elle capturera jusqu’à 800 000 tonnes de CO₂ par an, qui seront ensuite transportées en Norvège pour un stockage définitif sous les fonds marins. Le projet illustre les ambitions européennes en matière de décarbonation industrielle, mais soulève aussi la question du coût réel de cette technologie.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté lundi un programme d'investissements de 200 millions d'euros au Groenland et annoncé un renforcement des liens entre l'UE et l'île de l'Arctique, dont le président américain Donald Trump affirme de longue date qu'elle devrait appartenir aux États-Unis. La visite de la présidente de la Commission européenne reflète l'importance géopolitique croissante de l'Arctique pour les grandes puissances mondiales telles que les États-Unis, la Russie, la Chine et l'Europe, alors que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes rendant plus accessibles les richesses en minerais de la région.

Indicateurs de marché : autres données

Brent Ice Spot ($/b) :

Le baril de Brent a atteint 100,12 dollars ce mercredi, un seuil symbolique jamais atteint depuis le 24 juillet, après de nouvelles frappes aussi bien américaines qu'iraniennes ayant notamment ciblé des pétroliers au Moyen-Orient.

Les marchés ont réagi après que l’armée américaine a annoncé avoir frappé cinq pétroliers iraniens en riposte à des tentatives d’attaques à la roquette contre un navire de guerre de la Marine, et après que des attaques menées par un groupe rebelle houthi soutenu par l’Iran ont provoqué des incendies dans des installations pétrolières en Arabie saoudite.

CO2(€/t) :

Le contrat de référence EUA du 26 décembre s'est négocié à 84,78 €/t sur Ice Endex, en hausse de 0,60 € par rapport à la clôture précédente. Plus tôt dans l'après-midi, il avait atteint 85,34 €/t , son plus haut niveau depuis le 23 juillet, à 86,66 €/t.

Actualités Marché du gaz

Le TTF Front Month continue son élan haussier, se négociant autour de 79€/MWh ce mercredi. Cette hausse fait suite à une nouvelle escalade de tensions autour du détroit d’Ormuz ce week-end et en milieu de semaine, marquée notamment par des attaques contre des navires et un ralentissement brutal du trafic maritime, ce qui renforce encore les inquiétudes quant à la durée des perturbations liées au GNL qatari.

Les prix spot du GNL en Asie du Nord-Est pour livraison en octobre ont atteint 25,70 $/MMBtu la semaine dernière, contre 23,20 $/MMBtu la semaine précédente, suivant globalement la tendance observée sur les marchés gaziers européens. Cette hausse des prix s'explique par une nouvelle escalade des hostilités au Moyen-Orient, notamment des attaques contre des pétroliers et des installations militaires américaines.Le GNL asiatique a continué d'évoluer au plus près des cours de référence européens.

Les températures devraient revenir à des niveaux saisonniers normaux après un début de mois de septembre doux, ce qui stimulera la demande résidentielle, tandis que les livraisons de GNL devraient diminuer en raison d’arrivées prévues limitées d’après Reuters.

Les niveaux de stockage de gaz en Europe s'élèvent actuellement à 753,5TWh, soit un taux de remplissage de 66,6%, ce qui représente une baisse d'environ 16,7% par rapport aux niveaux observés à la même période l'année dernière. Le niveau relativement bas des stocks à l'approche de la saison de chauffage hivernale devrait continuer à soutenir les prix du gaz en Europe et maintenir le lien étroit entre les marchés asiatiques du GNL et les marchés européens du gaz.

Les réserves de gaz allemandes n'étaient remplies qu'à 53% début septembre. Les exploitants de stockages de gaz allemands ont averti ce mardi que la "fenêtre" pour reconstituer les réserves avant l'hiver se refermait rapidement, alors que les stocks affichent un niveau historiquement bas.

Indicateurs marchés gaz

Actualités Marché de l'Electricité

Le contrat français baseload DA a baissé de 14,13€/MWh à 149,47€/MWh ce lundi, contre 163,60€/MWh lundi dernier.

La production nucléaire a atteint en moyenne 37,1 GW ce mois-ci, soit 58,9 % de la capacité totale du parc nucléaire, couvrant en moyenne près de 85% de la demande en électricité du pays, selon les données de Montel EQ.

La quantité d'électricité importée en Allemagne a diminué de 8,7% au premier semestre pour s'établir à 34,5 milliards de kilowattheures. À l'inverse, la quantité d'électricité exportée a augmenté de 14,9 % pour atteindre 33,9 milliards de kilowattheures. Au total, les importations nettes d'électricité en provenance de l'étranger n'ont dépassé les exportations que de 0,6 milliard de kilowattheures. Un an plus tôt, l'excédent d'importation s'élevait encore à 8,3 milliards de kilowattheures.

Le réseau électrique espagnol est mis à rude épreuve par une indisponibilité record des centrales à gaz, qui a atteint 29% (7GW) depuis le début de l'année. Soulignant la tension du système face au manque de capacités de production d'électricité à gaz – le parc de 24GW de l'Espagne représentant 17% du mix énergétique du pays l'an dernier – le gestionnaire de réseau de transport Red Electrica a activé la semaine dernière, pour la sixième fois cette année, un mécanisme visant à réduire la demande industrielle face à la tension sur le système.

Indicateurs Marchés de l'Electricité

Point focus : La France économiserait entre 330 et 460 milliards d’euros avec du gaz vert

La France pourrait économiser entre EUR 330 et 460 milliards sur 25 ans si elle misait davantage sur le gaz vert et un peu moins sur l’électrification pour atteindre la neutralité carbone en 2050, selon une étude du lobby du gaz France gaz publiée mardi.

La filière a comparé le coût d’investissement de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3), qui fixe la feuille de route climatique du pays pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, à deux autres scénarios faisant davantage de place au gaz vert et un peu moins à l’électricité pour remplacer les énergies fossiles.

Elle observe des coûts supérieurs dans le scénario de la SNBC 3, en raison notamment des investissements nécessaires à la construction de nouvelles infrastructures électriques ou encore à la conversion des usages et des process industriels pour passer du gaz àl’électricité.

« Les conversions [du gaz vers l’électrique], c’est-à-dire de changer de système, de matériel, ça coûte énormément d’argent », a dit le président de France gaz, Frédéric Martin, lors d’une conférence de presse. « En fin de compte, quand vous verdissez la molécule [de gaz] d’un client, vous lui évitez de changer tout son système énergétique ».

La filière reproche au gouvernement de favoriser l’électricité par rapport aux autres énergies dans sa stratégie de décarbonation. « Il y a une dérive qui n’est pas saine », dit M. Martin, alors que pour lui, le gaz vert présente « un vrai intérêt économique ».

Ces EUR 330-460 mds d’économies pourraient être réalisées pour moitié dans les dix prochaines années, précise-t-il. « Toutes les économies qu’on pourra faire, c’est autant d’économies qu’on pourra mettre ailleurs ».

Consommation 221-278 TWh

Les deux scénarios de la filière tablent sur une consommation de gaz vert de 221 TWh ou de 278 TWh, dans le cas d’une réindustrialisation du pays plus poussée, contre environ 110 TWh dans le scénario de la SNBC 3.

Dans ces projections, la consommation d’électricité est ramenée à 737-742 TWh, contre 818 TWh dans le scénario de la SNBC 3, car le gaz vert permet d’éviter des transferts d’usage vers l’électricité.

Le premier scénario de la filière substitue le gaz fossile par du gaz vert uniquement produit en France tandis que le second n’exclut pas la possibilité d’importer de l’énergie verte de l’étranger, précise M.Martin.

La France possède la plus importante capacité de biométhane, devant l’Allemagne et le Danemark.

Elle a injecté 13,6 TWh l’an dernier et 19 TWh/an supplémentaires attendent leurs autorisations, soit un potentiel total de 34,7 TWh/an.

Le pays vise 44 TWh injectés d’ici 2030 et 47-82 TWh d’ici 2035.

Source : Montel

L'essentiel de l'actualité :

« Décarbonation de Fos : « L'État joue la montre. Ce n'est pas acceptable ! » - Connaissance des energies

« Gaz : l’Allemagne redoute de ne pas reconstituer suffisamment ses réserves avant l’hiver » - Le Figaro

« En Chine, « l'électricité propre prend le relais des tâches autrefois assurées par le charbon et le pétrole » - Connaissance des energies

« L’Argentine vise 45 entités liées aux hydrocarbures autour des Malouines » - Connaissance des energies

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