Votre point Marchés

Edition du 20 Octobre 2026

Votre point Marchés du 20 Octobre 2026

Les prix étaient orientés à la hausse sur fond d'inquiétudes croissantes concernant l'approvisionnement.

Actualités Economique et Géopolitique

Le président américain Donald Trump a suspendu les sanctions contre la Russie qu’il avait lui-même promulguées en septembre. Cette décision intervient quelques jours après que Trump a déclaré que les États-Unis importeraient du diesel russe afin de faire baisser les prix de l'énergie avant les élections de mi-mandat de novembre.

Le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol a dit mardi ne pas voir de "perspective crédible" de normalisation du marché pétrolier en 2027, et n'exclut pas le recours à d'autres stocks stratégiques en cas de trop forte tension.

L'économie chinoise a accéléré au troisième trimestre à un rythme supérieur aux attentes, alors que la solidité des exportations et de l'activité manufacturière a compensé la morosité prolongée de la demande intérieure, atténuant la pression sur Pékin pour le déploiement de nouvelles mesures de stimulus afin d'atteindre l'objectif annuel de croissance. Des données officielles publiées lundi montrent que ​le produit intérieur brut (PIB) de la Chine a progressé au troisième trimestre de 4,5% sur un an, battant le consensus qui ressortait à +4,4%.

Emmanuel Macron est arrivé lundi 19 octobre au Koweït, où il a été reçu par l’émir Mechaal al-Ahmad Al-Sabah. Son déplacement doit se poursuivre aux Émirats arabes unis, à Bahreïn puis au Qatar d’ici mercredi 21 octobre, avec un double objectif affiché par l’Élysée : rechercher des volumes supplémentaires d’hydrocarbures liquides et consolider des partenariats économiques et de défense.

Le Royaume-Uni a approuvé le champ gazier Jackdaw en mer du Nord après plusieurs années de controverses juridiques et politiques. La production pourrait débuter dès la fin octobre et accroître d’environ 6 % la production nationale de gaz à pleine capacité, selon la ministre britannique de l’Énergie, Miatta Fahnbulleh.

Indicateurs de marché : autres données

Brent Ice Spot ($/b) :

Les cours du pétrole brut restent élevés après avoir atteint hier un niveau record. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 0,88 % à 108,36 dollars mardi, après s'être affiché à 111,99 dollars, son plus haut depuis le mois de mai. Cette hausse s’explique par la baisse des stocks américains et par les inquiétudes croissantes concernant l’approvisionnement énergétique, dans un contexte d’escalade du conflit au Moyen-Orient.

Les stocks hebdomadaires de pétrole brut aux États-Unis ont enregistré une baisse significative de 8,6 millions de barils selon l’EIA. Cette diminution s’explique notamment par des interruptions de production liées à l’ouragan Isaias, mais aussi par le niveau élevé de l’activité des raffineries et des exportations américaines.

CO2(€/t) :

Les prix du carbone sont restés stables lundi, le contrat du 26 décembre clôturant à un niveau inchangé à 85,40 €/t après qu’un repli à 84,61 €.

Les négociateurs de l'UE ont convenu en principe de presque doubler la quantité de quotas de carbone qui peuvent être détenus dans la réserve de stabilité du marché (MSR) du SEQE afin de contribuer à réduire la volatilité des prix, a déclaré le Conseil de l'UE mercredi d’après Montel.

Actualités Marché du gaz

Les prix européens du gaz pour le contrat TTF MA ont dépassé lundi les 90 €/MWh, prolongeant ainsi le plus haut niveau en plus de trois ans, avant de se replier en fin de séance dans un contexte d'espoirs de reprise des négociations entre l'Iran et les États-Unis.

Parallèlement, la concurrence entre l'Europe et l'Asie pour remplir les stocks avant l'hiver a fait grimper les prix de référence du GNL au-dessus de 30 $/mmBtu lundi, pour la première fois depuis décembre 2022.

En l’absence de solution en vue au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques demeurent un facteur de soutien pour les marchés à l’approche de l’hiver, dans un contexte où les stocks de gaz européens restent inférieurs à ceux des années précédentes.

Selon Kpler, au moins 18 navires auraient été attaqués au cours des deux dernières semaines, ce qui maintient la prime de risque intacte.

Du côté de l’offre GNL, la saison des ouragans dans l'Atlantique est maintenant dans sa dernière quinzaine, réduisant le risque de perturbations liées aux conditions météorologiques pour les terminaux de liquéfaction américains jusqu'à la fin décembre, lorsque les risques liés au froid entreront en jeu selon Reuters.

Les sites de stockage de gaz européens sont remplis à 74,58 %, selon les données de Gas Infrastructure Europe, un niveau inférieur aux années précédentes. Néanmoins, les niveaux ont continué à augmenter en moyenne de 1,2 térawattheure (TWh) par jour au cours de la semaine écoulée selon Reuters.

Indicateurs marchés gaz

Actualités Marché de l'Electricité

Le contrat français baseload DA a augmenté de 34,56 €/MWh pour atteindre 201,37 €/MWh ce lundi, contre 166,81 €/MWh lundi dernier.

Sur la courbe long terme, les produits Baseload CAL-27 et CAL-28 ont clôturé respectivement à 109,81 €/MWh et 67,98 €/MWh lundi, contre 101,37 €/MWh et 62,29 €/MWh lundi dernier.

Cette hausse s’explique par la flambée des prix du gaz, alimentée par les tensions géopolitiques en cours, ainsi que par des prévisions de températures en baisse.

L’Italie et l’Union européenne sont parvenues à un accord préliminaire visant à instaurer, pendant 18 mois, un plafond de 59 €/MWh pour le coût du gaz utilisé dans la production d’électricité, dans le but de faire baisser les prix de l’électricité, d’après Montel.

La demande d'électricité de la Norvège, notamment celle des centres de données, dépassera la croissance de la production dans les années à venir et affaiblira son bilan énergétique, risquant de créer un déficit énergétique important au cours de la prochaine décennie, selon une analyse publiée lundi par le gestionnaire de réseau Statnett.

Selon le scénario principal de cette analyse, le bilan énergétique norvégien affichera un déficit de 17 térawattheures (TWh) à partir de 2035, contre un excédent attendu de 13 TWh en 2026, pour une production de 156 TWh.

Le système électrique norvégien repose en grande partie sur les énergies renouvelables, dominées par l'hydroélectricité, mais il peine à ajouter de nouvelles capacités de production face à l'opposition croissante à l'énergie éolienne terrestre.

Indicateurs Marchés de l'Electricité

Point focus : Les prix négatifs de l'électricité sur le marché spot en France dépassent le niveau record de 2025

La France a enregistré 568 heures de prix de l'électricité négatifs sur le marché du lendemain depuis le début du mois d’octobre, dépassant ainsi le record annuel de l’an dernier, qui s’élevait à 513 heures. Cette évolution renforce l’intérêt économique des solutions de stockage, a indiqué la Commission de régulation de l’énergie (CRE) mercredi.

Selon la CRE, « les prix négatifs resteront une caractéristique structurelle fréquente jusqu’à ce que des ressources plus flexibles soient développées ». Le régulateur souligne également que « la fréquence et la variabilité croissantes des prix négatifs renforcent la justification économique des systèmes de stockage ».

Au 1er juillet, la France disposait de 2,1 GW de capacités de stockage par batteries installées, soit une augmentation de 0,5 GW depuis le début de l’année. Plus de 17 GW de projets supplémentaires seraient actuellement en cours de développement.

Une forte incitation à réduire la production renouvelable

Si la hausse des prix négatifs n’est pas propre à la France et concerne l’ensemble de l’Europe, l’analyse de la CRE montre qu’il existe désormais une forte incitation à interrompre la production d’électricité renouvelable lorsque les prix atteignent 0 €/MWh ou moins, en raison des nouvelles règles de limitation de production mises en œuvre cette année.

Avec ces nouvelles dispositions, plusieurs gigawatts d’installations renouvelables bénéficiant d’un tarif de rachat ne sont plus vendus sur le marché lorsque les prix passent sous -0,11 €/MWh. Selon la CRE, le parc français d’énergies renouvelables s’est montré particulièrement réactif aux premiers signes de prix négatifs.

À titre de comparaison, les producteurs allemands ont tendance à réduire leur production à des niveaux de prix négatifs plus faibles. Depuis le début de l’année, les périodes de prix négatifs de 15 minutes sur le marché day-ahead ont affiché une moyenne de -12,58 €/MWh en France, contre -16,82 €/MWh en Allemagne, selon les données de marché.

Cette différence s’explique notamment par le fait que plusieurs dizaines de gigawatts du parc allemand d’énergies renouvelables, dont la capacité totale atteint 217 GW, continuent de bénéficier de dispositifs de soutien même lorsque les prix de gros sont négatifs.

Une offre française toujours abondante

Par ailleurs, la France est restée globalement exportatrice nette d’électricité pendant les périodes de prix négatifs en Europe, même si ses exportations diminuent temporairement durant ces épisodes.

La CRE souligne que l’abondance de l’offre française, principalement issue du parc nucléaire, ne peut être totalement absorbée par l’arrêt d’une partie de la production renouvelable ni par la modulation de la production nucléaire.

Source : Montel

L'essentiel de l'actualité :

« L'Irak a perdu 60 milliards de dollars à cause de la guerre au Moyen-Orient »- Connaissance des Energies

« Climat : le monde « ne peut plus éviter de dépasser la limite de 1,5°C »- Connaissance des Energies

« Biométhane : la file d’attente gonfle de 25 %, les mises en service reculent d’un tiers » - Le Monde de l’Energie

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