L’énergie éolienne en France

L’énergie éolienne utilise la force du vent, renouvelable et inépuisable. Cette énergie verte est produite par des éoliennes, qui sont couplées à des générateurs électriques pour produire le courant. Si, dans certains pays, l’énergie éolienne est utilisée à grande échelle, en France elle est en plein développement. Voici tout ce qu’il faut savoir sur l’énergie éolienne en France.

Histoire de l’énergie éolienne

L’énergie éolienne en France et à travers le monde, a longtemps été mécanique. Dès l’antiquité, elle servait à faire avancer les bateaux (le vent poussant les voiles). À cette même époque, l’énergie éolienne mécanique a été développée pour pomper l’eau ou pour moudre du grain. Au XIIe siècle, les moulins à vent et les éoliennes de pompage refont leur apparition, réutilisant les techniques développées par les Perses ou les Égyptiens dans la haute antiquité.

L’utilisation d’une éolienne pour produire de l’électricité remonte à la fin du XIXe siècle, après la découverte de l’électricité par Thomas Edison. C’est aux États-Unis que l’énergie éolienne voit tout d’abord le jour. En 1888, Charles F. Brush, un scientifique américain, met au point la toute première turbine éolienne. Cette dernière était alors capable de générer 12 kW de puissance. Dotée d’un rotor avec 144 pales, elle était haute de 18 mètres.
 

Dès 1891, le danois Poul La Cour fait le constat que lorsqu’un rotor d'éolienne est muni de moins de pales, la puissance produite est supérieure. Grâce à son éolienne à 4 pales, il peut alors générer 25 kW d’électricité.
  

Toutefois, à ces périodes, le charbon est utilisé en masse. Il va falloir attendre les premières crises pétrolières mondiales pour que l’éolien soit considéré comme une alternative aux hydrocarbures.
 

En 1971, soit 2 ans avant la crise pétrolière de 1973, le Danemark installe le premier parc éolien en mer du Nord. La situation géographique très favorable aux vents a permis au Danemark de mettre ce projet en place bien avant les autres pays du monde.
 

Peu à peu, et face aux pénuries annoncées du pétrole, les pays où le vent est généreux ont entrepris des projets de recherche sur l’éolien. C’est le cas des États-Unis, du Canada, mais aussi de la Suède, de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.
 

Des années 1890 aux années 1960, les ingénieurs danois, américains ou allemands n’ont cessé d’améliorer des turbines éoliennes. Alors qu’en 1888, celle de Charles F. Brush développait 12 kW, en 1957, celle du danois Johannes Juul était capable de produire une puissance de 200 kW. Cette dernière prouesse est l’ancêtre des turbines utilisées de nos jours.
 

Le choc pétrolier de 1979 a conduit les pays à se tourner vers les différentes ressources d’énergies renouvelables disponibles, dont l’éolien. Le développement de la puissance et de la productivité est devenu un enjeu mondial. De 1980 à nos jours, la puissance des turbines éoliennes a été multipliée par 100. Désormais, elles génèrent entre 1500 à 3000 kW (norme actuelle) et sont en passe de produire jusqu’à 7500 kW grâce aux éoliennes de dernière génération, qui sont peu à peu installées.

 

Mix énergétique : le poids de l’énergie éolienne en France

Les énergies renouvelables représentent environ 20 % du mix énergétique total (Source RTE au 30 septembre 2016). Ce chiffre approche les objectifs fixés par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte d’août 2015 (fixés à 23 % pour 2020).
 

Sur les 20 % que représentent les énergies renouvelables utilisées en France, l'énergie éolienne en France occupe environ 4,6 %. L’énergie hydraulique occupe la part la plus importante, soit un peu plus de 12 %. Le solaire arrive derrière l’énergie éolienne en France, avec 1,7 % de production et les bioénergies produisent 1,4 % de la part d’électricité renouvelable sur une année.

Le modèle de développement et l’avenir de l’énergie éolienne en France

Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), l'énergie éolienne en France arrive en seconde position pour les gisements éoliens en Europe, derrière le Royaume-Uni. Cependant, l’énergie éolienne en France ne s’est pas aussi intensément développée qu’en Allemagne ou au Danemark. Cela s’explique par l’utilisation d’autres ressources, comme l’énergie hydraulique ou le solaire.
 

Ces dix dernières années, l’énergie éolienne en France a évolué. Cela se traduit par la construction de nombreux parcs éoliens. Le plus grand est l’Ensemble éolien catalan, dans les Pyrénées-Orientales. Ce dernier a été inauguré en 2015 et est constitué de 35 éoliennes qui produisent un total de 96 MW (mégawatt), soit 96 000 kW. Dans l’Aveyron, le parc éolien de Salles-Curan produit chaque année 87 MW d’électricité. 

La production éolienne, en France ou ailleurs, est répartie entre l’éolien terrestre et l’éolien en mer. Dans l’Hexagone, on constate que les parcs éoliens terrestres sont beaucoup plus développés que ceux installés en mer. Cependant, les appels d’offres affluent ces deux dernières années, notamment grâce à la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.
 

Développer l’éolien en mer est donc l’avenir des énergies vertes et de l'électricité éolienne en France. Si les zones de gisements sont nombreuses à travers le pays (dans l’Atlantique notamment : Manche, Bretagne, golfe de Gascogne…), les freins sont multiples. La question de la rentabilité éolienne est souvent posée, tout comme le coût des installations en mer et leur maintenance.
 

Fin 2016, la production d’énergie éolienne en France s’appuyait sur un parc important, le quatrième en Europe, derrière l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. Bien qu’elle soit seconde en termes de gisements éoliens, la France n’est classée que quatrième au vu du nombre de parcs disponibles. Ce constat témoigne du retard qu’a pris notre pays par rapport à l’Allemagne, par exemple, qui ne possède pas autant de gisements.
 

Toutefois, grâce à la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, la France rattrape peu à peu son retard. Le renouvellement des capacités de production d’énergie éolienne en France est en plein essor. Les projets de parcs terrestres et marins sont nombreux et encourageants.
 

En parallèle, les éoliennes domestiques sont de plus en plus nombreuses à être installées chez les particuliers. Cela permet de produire, de consommer et même de revendre l’électricité ainsi générée.

 

 

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