Tout savoir sur l’évolution du prix de l’électricité en France

Votre facture d'électricité grimpe, et vous vous demandez pourquoi ? L'évolution du prix de l'électricité en France suit une trajectoire ascendante depuis plus de quinze ans. Entre 2007 et 2026, le prix du kWh  a bondi de près de 83 %, passant de 0,1061 € à 0,1940 € TTC. Cet article décrypte les mécanismes qui font bouger le prix du kWh, les évolutions récentes et les perspectives pour les années à venir. De quoi mieux comprendre pourquoi la facture s'alourdit et comment anticiper les prochains mouvements.

A retenir

Tendance globale : Le prix de l'électricité a plus que doublé depuis 2007.

Situation en 2026 : Une légère baisse de -0,74 % intervient en février 2026.

Fin des aides : Le "bouclier tarifaire" est terminé. Les taxes sont revenues à leur niveau normal.

Changement majeur : Un nouveau système régule désormais le prix du nucléaire pour protéger les factures.

Coûts du réseau : Le tarif augmente pour moderniser les lignes et les centrales vieillissantes.

Composition du prix : Votre facture se divise en trois parts égales : les taxes, le réseau et l'énergie.

Liberté totale : Vous pouvez changer de fournisseur gratuitement et sans préavis pour payer moins cher.

Le prix de l'électricité va-t-il augmenter en 2023 ?

Devant l'augmentation des prix du gaz et de l'électricité en 2021 et 2022, le Gouvernement français avait décidé d'appliquer un bouclier tarifaire en 2021, qu'elle a prolongé jusqu'au 1er février 2023 pour l'électricité, afin de pallier la forte hausse des prix de l'énergie auprès des ménages

La loi de finances 2023 prolonge une nouvelle fois le bouclier tarifaire, jusqu’au 30 juin 2023.

La hausse des tarifs est ainsi limitée à 15 % à compter du 1er février 2023 pour l'électricité, cette limitation est supérieure à celle de l'année 2022 (4 %) et elle concerne l’ensemble des consommateurs, qu’ils soient résidentiels ou professionnels.

Cette hausse des tarifs engendre une augmentation moyenne de la facture d'électricité des particuliers d'environ 20 € par mois au lieu de 180 € par mois, sans le bouclier tarifaire.

A compter du 1 août 2023, une hausse de 10% des TRVE est mise en place. 

Cette hausse des tarifs engendre une augmentation de 160€ sur la facture annuelle, soit un peu moins de 15€ par mois.

Le prix de l'électricité va-t-il augmenter en 2022?

Devant la flambée du prix du gaz en 2021 et l’augmentation des prix de gros de l’électricité, le Gouvernement francais  à décidé d'appliquer un bouclier tarifaire permettant de limiter la hausse des TRVE à 4% TTC en moyenne au 1er février 2022 pour l’ensemble des consommateurs, qu’ils soient résidentiels ou professionnels. 

Dans ce cadre, différents arrêtés ont été publiés au Journal Officiel du lundi 21 janvier 2021

Par ces arrêtés, le gouvernement a limité la hausse des TRVE à 4%, mettant ainsi en œuvre ses annonces quelques semaines avant.

Ce faisant, le Gouvernement s’oppose à l’évolution des TRVE proposée par la CRE.La CRE proposait en effet, l’évolution suivante au 1er février 2022 pour les TRVE. Le mouvement tarifaire proposé consiste en une évolution du niveau moyen de +44,5 % HT, ce qui représente 57,40 €/MWh, et qui se décompose en :

  • + 44,5 % HT, soit + 57,22 €/MWh HT, pour les tarifs bleus applicables aux consommateurs résidentiels ; 
  • + 44,7 % HT, soit + 59,22 €/MWh HT, pour les tarifs bleus applicables aux consommateurs professionnels éligibles.

 

 

Pourquoi le prix de l'électricité va-t-il continuer à augmenter en 2022 ?

Il faut distinguer plusieurs types de facteurs qui expliquent cette forte hausse du prix de l’électricité en 2022 qui touche l’Europe :

  • Les marchés de gros ont connu une augmentation du prix du mégawattheure sur les principales places boursières d’Europe en 2021. Cela est dû en en grande partie à la reprise économique post Covid.
  • Les charges des opérateurs de réseau ne cessent d'augmenter afin de couvrir les coûts d’entretien et de maintenance du réseau électrique national.
  • Le prix du gaz ayant connu en 2021 une augmentation vertigineuse, le cours de l’électricité, par correlation, connait aujourd’hui la même tendance.

Comment faire face à la hausse des prix de l'électricité 2022 ?

Pour limiter l’impact de cette hausse, le gouvernement français a décidé de mettre en place un "bouclier tarifaire" qui consiste à diminuer les taxes, ce qui permet de limiter à 4% la hausse du prix de l’électricité afin d’aider les ménages à payer leur facture d’Energie.

De plus, un « chèque énergie » supplémentaire d’une valeur de 100 euros sera distribué durant le mois décembre 2021. Cette aide de l’Etat concernera 6 millions de ménages ayant les revenus les plus modestes. Le chèque Energie sera transmis sans que vous ayez à faire une demande, et sera attribué en fonction de vos revenus et de la composition de votre ménage.

Évolution des TRV d’électricité au 1er août 2021

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité seront majorés au 1er août 2021, suite à une proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) au gouvernement. Quels sont les impacts à prévoir sur votre facture ? 

Quelle augmentation des prix de l'électricité ? 

Dès le 1er août 2021, les TRV d’électricité augmenteront pour les particuliers comme pour les professionnels, selon l’évolution suivante : 

  • + 0,48 % TTC pour les tarifs bleus particuliers ;
  • + 0,38 % TTC pour les tarifs bleus professionnels.

Selon les estimations de la CRE, cette hausse représentera un coût supplémentaire annuel de 4 euros sur la facture d’un particulier et de 6 euros pour un professionnel. 

Pourquoi cette évolution des tarifs réglementés en août 2021 ? 

La CRE peut proposer aux ministres de l’énergie et de l’économie de faire évoluer les tarifs réglementés de vente d’électricité deux fois par an, en août et en février. 

Dans son communiqué du 17 juillet 2021, la CRE justifie l’évolution des TRV par la hausse des tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), entrant en vigueur au 1er août 2021.

La hausse du prix de l'électricité en janvier 2021

En janvier 2021, le tarif a connu une hausse modérée, marquant le début d'un cycle inflationniste qui s'est accéléré par la suite.

En cause ? La crise sanitaire principalement. La généralisation du télétravail a fait grimper les besoins en électricité des ménages. Dans le même temps, l’entretien des centrales nucléaires a été retardé lors du premier confinement, ce qui a ralenti la production. Pour assurer la continuité de la fourniture d’électricité, les fournisseurs d’énergie ont donc acheté des MW auprès de pays voisins, à des prix souvent élevés. Or des prix d’achat élevés se répercutent immanquablement sur la facture d’électricité du consommateur final.

C’est pourquoi la CRE propose une nouvelle augmentation du prix de l’électricité. Il reviendra au gouvernement de trancher. À savoir qu’en moyenne, une hausse de 2% du prix du kWh d’électricité représente une dépense supplémentaire de 30€ par foyer et par an.

Historique de l’évolution du prix de l’électricité en France depuis 2000

Le tarif réglementé de l’électricité a subi a plus que doublé depuis le début des années 2000, avec une accélération notable entre 2022 et 2024.

De fait, le prix de l’électricité a connu de nombreuses augmentations au cours de ces dernières années. Ce graphique illustre l’évolution du prix de l'électricité en France depuis 2000.

Evolution du tarif réglementé proposé aux particuliers depuis 2020 :
 

Hausse du prix de l’électricité : quel impact sur votre facture ?

Mais par-delà les pourcentages d’augmentation du prix du kWh d’électricité, cette hausse des tarifs représente pour les ménages une dépense supplémentaire de plusieurs dizaines d’euros chaque année.

Le site d’information du Médiateur national de l’énergie, institution publique indépendante, energie-info, propose d'ailleurs un simulateur qui permet d’estimer l’impact de ces évolutions tarifaires sur les factures des ménages.

Le prix du kWh en option Base pour un abonnement 6 kVA est passé de 0,1106 € HT au 31 août 2008 à 0,1940 TTC € AU  1er février 2026. Ainsi, un ménage bénéficiant du Tarif Bleu avec option Base, ayant souscrit un abonnement 6 kVA et consommant 6500 kWh d’électricité par an a vu sa facture annuelle passer de 782 € TTC en 2008 à 1 261 € TTC en 2026.

Evolution du tarif réglementé proposé aux particuliers depuis 2020 :
 

Période concernée Prix du kWh au Tarif Réglementé de Vente TTC (puissance de 3kVA)
Février 2020

0,1546€

Août 2020

0,1557€

Février 2021

0,1582€

Août 2021

0,1582€

Février 2022

0,174€

Août 2022

0,174€

Février 2023

0,2062€

Août 2023

0,2276€

Février 2024

0,2516€

Août 2024

0,2516€

Février 2025

0,2016€

Août 2025

0,1952€

Février 2026 0,1940€

L’évolution du prix de l’électricité en 2019 et en 2020

La hausse du prix de l'électricité au 1er Août 2020

Depuis le 1er août 2020, les tarifs réglementés de vente d’électricité ont augmenté de 1,55 % en moyenne.  Cette hausse a été décidée par les pouvoirs publics et fait suite à l’augmentation de 2,4 % qui a déjà eu lieu le 1er février 2020.  Quel est l’impact pour les particuliers et les professionnels ? Comment expliquer cette nouvelle hausse du tarif réglementé de vente ?

Quel impact aura cette hausse ?

Le prix de l'électricité pour les particuliers augmente de 1,82 % HT, soit 1,54 % TTC. Pour les professionnels au tarif bleu (tarif réglementé), le prix augmente de 1,81 % HT, soit l'équivalent de 1,58 % TTC. Selon les calculs de la CRE, cette hausse représentera par exemple pour les particuliers une dépense supplémentaire moyenne de 21 € par foyer par an. Elle pourra atteindre jusqu’à 60 € par an si le foyer est chauffé à l’électricité. 

Pourquoi les prix de l’électricité augmentent au 1er août 2020 ?
Selon la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), elle est la conséquence de l’augmentation des coûts d’approvisionnement en électricité et du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE). Ce dernier permet de financer l’entretien du réseau de lignes électriques.

L’augmentation du prix de l’électricité en 2019

Après une baisse exceptionnelle du TRV survenue le 1er août 2018, le prix du kWh a subi en juin 2019 une hausse de +5,9%. Le 1er août, il a de nouveau gagné +1,3 %. 25 millions de ménages ont été concernés par cette hausse des tarifs.

La CRE a justifié ces hausses tarifaires au motif d’une hausse des coûts d’approvisionnement en électricité. De fait, en décembre 2018, les prix en vigueur sur le marché de gros de l’électricité ont bondi de 35 € par MWh à 59 € par MWh. Au vu de ce constat, la CRE a préconisé une hausse du TRV à compter du 1er juin 2019. A noter que cette hausse tarifaire aurait dû intervenir plus tôt dans l’année. Mais face aux mouvements sociaux survenus fin 2018, le gouvernement avait décidé d’ajourner cette augmentation des tarifs de l’électricité.

Puis, la CRE a proposé une nouvelle hausse de TRV au 1er août 2019, au motif cette fois-ci d’une augmentation du Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), qui sert principalement à financer l’entretien du réseau de lignes électriques.

Ainsi, un ménage consommant 6500 kWh par an, qui bénéficiait du Tarif Bleu avec option Base et qui avait souscrit un abonnement 6 kVA a vu sa facture annuelle passer de 1 055 € TTC en 2018 à 1 110 € TTC en 2019. L’augmentation du prix de l’électricité en 2019 représente une dépense annuelle supplémentaire d’environ 55 € TTC par ménage.

L’évolution du prix du kWh en 2020

Le 1er février 2020, les tarifs réglementés de l’électricité ont gagné +2,4 %. Le gouvernement a donc approuvé la proposition de la CRE, qui sollicitait une nouvelle hausse du prix du kWh pour compenser la hausse des coûts d’approvisionnement sur le marché de gros de l’électricité. Cette nouvelle augmentation du prix de l’électricité en 2020 résulte également, selon la CRE, de la nécessité de rattraper l’écart entre les coûts et les tarifs appliqués au cours de l’exercice 2019.

Selon la CRE, cette augmentation représentera pour chaque foyer une dépense supplémentaire de 21 € en moyenne. Pour ceux qui se chauffent à l’électricité, cette dépense pourrait représenter une somme de 60 € par an.

Évolution du prix de l'électricité en 2025

L'année 2025 a marqué un tournant après plusieurs années de hausses spectaculaires. Les prix de l'électricité ont connu deux mouvements distincts : une baisse modeste en août, puis un ajustement en février. Résultat : une stabilisation relative, mais à un niveau bien supérieur à celui d'avant-crise.

Une baisse modeste en août 2025

Le 1er août 2025, le prix du kilowattheure a reculé de 3 % en moyenne pour les clients au tarif réglementé de vente (TRV). En option Base, le tarif est passé de 0,2016 € à 0,1952 €. Cette baisse s'explique par une décision gouvernementale : abaisser l'accise sur l'électricité de 33,7 € à 29,98 € par MWh. L'objectif ? Compenser une autre mauvaise nouvelle : la hausse de 12 % du prix de l'abonnement, provoquée par le passage de la TVA de 5,5 % à 20 %. 

Concrètement, pour un compteur 6 kVA en option Base, l'abonnement a grimpé de plus de 20 € par an. Les petits consommateurs (étudiants, personnes seules, résidences secondaires) ont subi de plein fouet cette évolution, car la hausse de l'abonnement pèse proportionnellement plus lourd dans leur budget. À l'inverse, les foyers fortement consommateurs (chauffage électrique, familles nombreuses, véhicules électriques) ont pu tirer parti de la baisse du prix du kWh.

Février 2025 : le retour de l'accise à un niveau proche de la normale

Au 1er février 2025, l'accise sur l'électricité est remontée à 33,7 €/MWh, contre 21 €/MWh en 2024. Cette taxe, qui finance notamment le soutien aux énergies renouvelables et la péréquation territoriale, avait été abaissée à 1 €/MWh en 2022 dans le cadre du bouclier tarifaire. Son retour à un taux proche du niveau d'avant-crise (32,45 €/MWh) traduit la fin progressive des mesures d'urgence mises en place pendant la crise énergétique. L'inflation a d'ailleurs été prise en compte dans ce nouveau taux.

Parallèlement, le TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité) a augmenté de 7,7 % au 1er février 2025. Ce tarif, qui rémunère les activités d'Enedis et de RTE, représente environ 30 % de la facture des ménages. Initialement prévue pour août 2025, cette hausse a été avancée à février pour éviter une nouvelle augmentation à la rentrée. Une double hausse en un seul mouvement, donc, mais qui a permis de limiter l'impact global sur les factures grâce à la baisse simultanée des coûts d'approvisionnement.

Évolution du prix de l'électricité en 2026

L'année 2026 marque un tournant avec la fin de l'ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique) au 31 décembre 2025. Ce dispositif permettait aux fournisseurs alternatifs d'acheter une partie de l'électricité nucléaire d'EDF à 42 €/MWh. Désormais, ils devront s'approvisionner exclusivement sur le marché de gros, où les prix sont plus volatils. Cette réforme s'accompagne d'un nouveau mécanisme : le Versement Nucléaire Universel (VNU).

Le VNU, nouvelle mécanique de régulation

Le VNU fonctionne comme un système de redistribution. Lorsque les prix de marché dépassent certains seuils, une fraction des revenus du fournisseur historique  est prélevée par l'État, puis redistribuée aux consommateurs sous forme de réduction sur la facture.

Voici comment ça marche :

  • En dessous de 78 €/MWh : le fournisseur historique conserve l'intégralité de ses revenus.
  • Entre 78 et 110 €/MWh : 50 % des revenus supplémentaires sont prélevés par l'État.
  • Au-delà de 110 €/MWh : 90 % des revenus excédentaires sont reversés aux consommateurs.

Ces seuils seront révisés tous les trois ans pour rester cohérents avec les coûts réels du parc nucléaire. Néanmoins, si ce système était déjà en place, le coût d'approvisionnement servant de référence pour les tarifs réglementés s'élèverait à 117,29 €/MWh, soit une envolée de 44 % par rapport aux 81,37 €/MWh actuels. Autrement dit, les consommateurs paieraient leur électricité comme si elle était importée à des prix élevés, alors qu'elle est en grande partie produite localement à un coût stable.

Une légère baisse de la CTA en février 2026

Le 1er février 2026, les professionnels et les particuliers ont bénéficié d'une baisse de 5 % sur l'abonnement d'électricité via la CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement). Cette taxe, qui finance le régime spécial de retraite des industries électrique et gazière, est passée de 21,93 % à 15 %. Résultat : une économie d'environ 10 € par an pour un foyer. Pour certaines activités, comme les boulangeries, le gain annuel peut atteindre 200 €.

Parallèlement, l'accise sur l'électricité a été relevée à 30,85 €/MWh en février 2026, contre 29,98 €/MWh en août 2025. Cette légère hausse compense en partie la baisse de la CTA. Au final, l'évolution moyenne du tarif réglementé de vente est de -0,74 % TTC, soit un gain de 8,5 € environ pour une consommation moyenne de 4,8 MWh/an.

Evolution du prix de l’électricité en 2030 : une hausse prévisionnelle

Après les fortes hausses de 2022-2024, une baisse des prix de marché est observée pour 2025 (-9% annoncés pour les TRV). Pour 2030, les investissements dans le nouveau nucléaire (EPR2) et le renouvelable pèseront sur les coûts de réseau (TURPE), mais la stabilité des prix de gros pourrait compenser ces hausses.

De fait, le secteur de l’énergie connaît deux bouleversements majeurs : la transition énergétique et la transformation numérique. Le comité de prospective de la CRE a publié en mai 2018 une étude relative à l’évolution du secteur de l’énergie à moyen et long terme. Cette étude émet diverses hypothèses quant aux évolutions que pourrait connaître le secteur de l’énergie dans les prochaines années, parmi lesquelles :

  • Une diminution de la consommation d’énergie en Europe, grâce aux politiques d’efficacité énergétique ;
  • Une hausse des capacité électriques fortement décarbonées ;
  • Une croissance du besoin en réseaux pour intégrer une fraction croissante de la production renouvelable ;
  • Le développement du stockage de l’électricité par batteries, notamment pour alimenter les véhicules électriques.

Bien que les appareils électriques modernes consomment moins d’énergie que les appareils plus anciens, la croissance démographique et le développement des véhicules électriques augmenteront nécessairement les besoins en électricité.

En outre, l’Union Française de l’Electricité (UFE) prévoyait dans une étude parue en 2012 une hausse de 50 % du prix du kWh d’ici 2030.

Il est donc plus que probable que le prix de l’électricité continuera d’augmenter dans les prochaines années.

Commission d'enquête relative aux tarifs de l'électricité

Le prix de l’électricité pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Pourtant, dans un rapport rendu public le 11 juillet 2012, une commission d’enquête du Sénat a mis en exergue que le prix de l’électricité en France figure parmi les plus bas d’Europe.

Il apparaît que le prix du mWh serait sous-estimé. Sur ce point, le rapport révèle que le coût de la filière nucléaire serait plus élevé qu’annoncé. Les investissements dans les énergies renouvelables seraient par ailleurs trop faibles.

Soucieuse de préserver le budget des ménages, la commission d’enquête préconise de décliner des mesures d’accompagnement pour soutenir les économies d’énergie dans l’habitat et préparer la transition énergétique.

Comment fonctionnent les tarifs réglementés ?

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRV) sont fixés par les pouvoirs publics. Seuls les fournisseurs historiques ainsi que les fournisseurs locaux, sont autorisés à les proposer. Les TRV ne s’appliquent qu’aux clients qui ont souscrit un abonnement pour une puissance maximale de 36 kVA.

Comprendre la composition des tarifs réglementés de l’électricité

Outre le prix du kWh, le tarif réglementé d’électricité intègre différentes taxes et contributions :

  • Taxes et contributions (environ 34 %) : Ce poste est redevenu majeur avec le rétablissement de l'Accise sur l'électricité (ex-CSPE) à son niveau normal (environ 30,85 €/MWh) et l'application d'une TVA à 20 % sur l'ensemble de la facture (abonnement et consommation) depuis l'été 2025.
  • Acheminement - TURPE (environ 32 %) : Cette part finance l'entretien et la modernisation des réseaux par Enedis et RTE. Elle a augmenté pour soutenir l'électrification du pays et la transition énergétique.
  • Approvisionnement en énergie (environ 30 %) : Ce coût reflète désormais le nouveau mécanisme de régulation du nucléaire qui a remplacé l'ARENH au 1er janvier 2026, ainsi que les achats sur les marchés de gros.
  • Coûts commerciaux, CEE et Marge (environ 4 %) : Ce bloc inclut les frais de gestion par le fournisseur historique , le financement des Certificats d'Économie d'Énergie (CEE) dont les obligations ont été renforcées en 2026, et une marge de fourniture limitée à environ 2,5 % du tarif hors taxes.
     

La fin des tarifs réglementés de l’électricité

La loi Energie climat (LEC), promulguée le 8 novembre 2019, annonce la fin des tarifs réglementés de vente d’électricité à compter du 1er janvier 2021 pour les entreprises et collectivités qui emploient au moins dix salariés et/ou dont le chiffre d’affaires, les recettes ou le bilan annuel sont supérieurs à 2 millions d’euros. La loi Energie Climat vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et à diminuer de 40 % la consommation d’énergie fossile à horizon 2030.

Pourquoi les prix de l’électricité augmentent-ils ?

Qui décide des évolutions des prix de l'électricité en France ?

Le prix du kWh d’électricité est défini par les pouvoirs publics, après proposition de la commission de régulation de l’énergie (CRE). Cette autorité administrative indépendante a pour principale mission de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz naturel. Ses actions visent à réguler le marché de détail de l’électricité et à préserver le bénéfice des consommateurs.

Le prix du kWh d’électricité peut être révisé jusqu’à deux fois par an. Pour fixer le prix du kWh d’électricité, la CRE tient notamment compte du coût de production de l’électricité,du coût inhérent à l’entretien et à l’exploitation du parc nucléaire et thermique et du coût du transport et de distribution de l’électricité.

Les propositions tarifaires de la CRE sont communiquées aux ministres de l'Économie et de l'Énergie, qui disposent d’un délai de trois mois pour s’y opposer.

Les principaux facteurs expliquant la hausse des tarifs de l’électricité

L’évolution du prix de l’électricité depuis 2019 résulte d'une combinaison de facteurs structurels et de crises conjoncturelles. Après une phase de relative stabilité, les tarifs ont bondi sous l'effet de la crise énergétique mondiale de 2021, contraignant l'État à instaurer un « bouclier tarifaire » pour limiter l'impact des prix de marché.

La hausse observée depuis 2024 marque la sortie progressive de ce dispositif, avec le rétablissement complet de l'accise sur l'électricité qui avait été réduite au minimum pour protéger le pouvoir d'achat.
Sur le long terme, cette augmentation est portée par le financement de la transition énergétique et la modernisation du mix productif français.

Le programme de « Grand Carénage », destiné à prolonger la durée d’exploitation des centrales nucléaires au-delà de 2025, a mobilisé plus de 50 milliards d’euros d'investissements, pesant structurellement sur les coûts de production. En parallèle, les gestionnaires de réseaux, Enedis et RTE, ont dû accroître leurs budgets pour adapter les infrastructures au raccordement massif des énergies renouvelables et à l'électrification des usages, comme le véhicule électrique.

Enfin, le passage en 2026 à un nouveau mécanisme de régulation du nucléaire remplaçant l'ARENH vise désormais à stabiliser ces coûts tout en garantissant les investissements nécessaires à la souveraineté énergétique du pays.
 

Comment réduire le montant de ses factures d’électricité ?

Face à l’évolution prix de l’électricité,  voici 3 actions à mettre en œuvre pour réduire vos factures :

  • Acquérir des appareils électriques consommant peu d’énergie. Pour les identifier, il suffit de consulter leur étiquette-énergie. Les appareils relevant de la catégorie A+++ sont les plus économes en électricité.
  • Installer chez soi des panneaux photovoltaïques ou une mini-éolienne. Ces équipements nécessitent certes un investissement, mais ils permettent d’alimenter à moindres frais un chauffe-eau, un système d’éclairage et même des radiateurs électriques. Ces équipements destinés à la production d’énergie verte permettent en outre de faire un geste pour l’environnement.
  • Passer d’une offre à prix réglementé à une offre de marché. Avec l'offre Heures Eco, les clients de TotalEnergies bénéficient d’un prix du kWh compétitif 8 heures par jour lors de l’utilisation de leurs appareils les plus énergivores pendant les heures creuse.

Le saviez-vous ?

Depuis 2007, le marché de l’électricité est ouvert à la concurrence. Les contrats de fourniture d’électricité sont sans engagement de durée. Les particuliers sont libres de résilier leur contrat pour en souscrire un nouveau auprès d’un autre fournisseur. Changer de fournisseur d’énergie est entièrement gratuit.