Consommation d’énergie : le point sur le prix du gaz en 2026

Après la crise énergétique de 2022, les prix de l'énergie se sont stabilisés mais restent à un niveau élevé en 2026. La facture annuelle moyenne de gaz pour un chauffage individuel se situe désormais autour de 1 300 € à 1 500 € selon les profils de consommation. Le montant de votre consommation dépend bien sûr du prix du kWh de gaz, mais aussi d’autres composantes. TotalEnergies vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le prix du gaz en 2026.

A retenir

Nouvelle référence : Le tarif réglementé a disparu au profit du Prix Repère de la CRE, qui s'établit en février 2026 à 0,09983 €/kWh (chauffage) et 0,13043 €/kWh (cuisson/eau chaude) en zone 1.

Structure de la facture : Votre montant total dépend de l'énergie (~40 %), de l'acheminement régulé (~30 %) et d'une fiscalité forte (~30-35 %) incluant une TVA à 20 % et une accise à 16,39 €/MWh.

Profils et zones : Le prix varie selon votre usage (option T1 < 6 000 kWh/an ou T2 pour le chauffage) et votre localisation géographique (6 zones tarifaires définies par GRDF).

Leviers d'économies : Le changement de fournisseur est gratuit, sans coupure et sans engagement, permettant d'obtenir des remises allant jusqu'à -10 % sur le prix du kWh HT par rapport au repère de la CRE.

Maîtrise de la consommation : L'utilisation d'un thermostat programmable (jusqu'à 15 % d'économie) et l'entretien annuel de la chaudière sont les solutions clés pour réduire durablement vos factures.

Quel est le prix du gaz en 2026 ?

Après une période de forte volatilité entre 2021 et 2023, marquée par la crise énergétique mondiale, le marché a retrouvé un équilibre précaire. En 2026, les prix ne sont plus administrés par l'État mais suivent les évolutions mensuelles du Prix Repère de Vente de Gaz (PRVG) publié par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). Ce baromètre, qui sert de boussole aux consommateurs, s'établit en février 2026 à 0,09983 €/kWh TTC pour le chauffage et 0,13043 €/kWh TTC pour la cuisson et l'eau chaude (en zone 1).

 

L'évolution du prix repère du gaz

Prix par kWh moyen (en €, TTC)Mai 2025Juin 2025Juillet 2025Août 2025Septembre 2025Octobre 2025Novembre 2025Décembre 2025Janvier 2026Février 2026

Mars
2026

Cuisson/eau chaude0,154210,138960,139700,139200,136590,134550,134640,134010,132490,130430,13569
Chauffage0,116190,110030,108520,108010,105400,103370,103450,102820,101920,099830,10514

La structure de ce prix repose sur trois piliers dont le poids a considérablement évolué. La part de l'énergie pure (achat sur les marchés de gros PEG) représente environ 40 % de la facture, bénéficiant d'une détente relative grâce à l'abondance du gaz naturel liquéfié (GNL). En revanche, la fiscalité a pris une place prépondérante, pesant désormais pour près de 30 % à 35 % du montant total. Cette hausse s'explique par la généralisation de la TVA à 20 % sur l'ensemble de la facture et la revalorisation de l'accise (ex-TICGN), fixée à 16,39 €/MWh au 1er février 2026. Enfin, les coûts d'infrastructure (transport, stockage et distribution), bien que stables, complètent les 30 % restants, garantissant la sécurité d'approvisionnement du réseau français.

Le prix des bouteilles de gaz quant à lui, évolue au même rythme que le prix du gaz de ville.

La transition des tarifs réglementés vers les nouvelles offres de marché

Historiquement, le Tarif Réglementé de Vente (TRV) servait de référence. Depuis sa suppression le 30 juin 2023, la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) publie chaque mois un 'Prix Repère de Vente de Gaz' (PRVG) pour aider les consommateurs à comparer les offres de marché.

Depuis la fin des tarifs réglementés en 2023, tous les contrats de gaz (anciens et nouveaux) sont désormais des offres de marché, dont les prix sont fixés librement par les fournisseurs ou indexés sur le prix repère de la CRE.

Si vous n'avez pas changé d'offre avant la date butoir du 30 juin 2023, vous avez été automatiquement basculé vers une offre de marché 'de bascule' chez votre fournisseur historique. Vous restez cependant libre de changer de fournisseur à tout moment, sans frais.

Désormais, comparer les offres des fournisseurs de gaz est d’autant plus important pour réaliser des économies.

Le fonctionnement du compteur de gaz

Il faut savoir que votre compteur de gaz mesure votre consommation en mètres cubes (m³). Ces derniers servent au calcul de la consommation de gaz. Les mètres cubes sont ensuite convertis en kilowattheures (kWh) par votre fournisseur. Pour cette raison, on ne parle pas de prix du m³ de gaz, mais de prix du kWh.

Bon à savoir : un kilowattheure correspond à l’énergie consommée par un appareil d’une puissance d’un kilowatt pendant une heure.

Comprendre la structure de votre facture : de quoi se compose le prix du gaz ?

Le prix du gaz que vous payez chaque mois ne se résume pas au seul coût de l'énergie ; il est le résultat d'un assemblage de trois composantes majeures. La première est la part énergie, qui couvre l'achat du gaz sur les marchés de gros et la marge commerciale du fournisseur. La deuxième concerne les coûts d'infrastructure, regroupant le transport, le stockage et la distribution (assurée par GRDF), des montants régulés et identiques pour tous les fournisseurs. Enfin, la troisième part est fiscale : elle inclut les taxes et contributions (TVA, Accise, CTA) qui, avec les récentes revalorisations, représentent désormais plus d'un tiers de votre facture totale

La classe de consommation et la zone tarifaire

Une fois que vous avez sélectionné votre fournisseur, deux facteurs déterminants entrent en ligne de compte pour calculer le prix du gaz : l'option tarifaire et la zone tarifaire. Depuis la simplification des tarifs d'acheminement, les anciennes appellations ont été regroupées pour plus de clarté, et TotalEnergies utilise désormais les dénominations T1 et T2 pour structurer ses offres de gaz.

L’option T1 regroupe les anciennes classes Base (cuisson, moins de 1 000 kWh/an) et B0 (eau chaude, entre 1 001 et 6 000 kWh/an), s'adressant ainsi aux foyers consommant moins de 6 000 kWh par an. À l'inverse, l'option T2 remplace l'ancienne classe B1 et concerne les consommations supérieures à 6 000 kWh par an, ce qui correspond généralement à l'usage du gaz pour le chauffage individuel.

Pour les clients en option T2, le prix du kilowattheure est influencé par la zone tarifaire définie par le gestionnaire de réseau (GRDF). Le territoire français est découpé en six zones selon l'éloignement géographique des axes de transport. Ainsi, pour un logement en zone 1, situé à proximité du réseau principal, le coût d'acheminement est moins élevé qu'en zone 6, où la complexité technique pour acheminer le gaz jusqu'au compteur renchérit le prix du kWh.

Les taxes incluses dans votre facture de gaz

À votre consommation de gaz viennent s’ajouter plusieurs taxes sur le gaz, qui alourdissent votre facture. Leur montant sera le même quel que soit le fournisseur de gaz que vous aurez sélectionné.

L'accise sur les gaz naturels

L'accise sur les gaz naturels (anciennement TICGN) est perçue pour le compte des Douanes. Depuis le 1er janvier 2024, son montant a significativement augmenté, passant à 16,39 €/MWh, impactant directement le prix final payé par le consommateur en 2026. Avec les revalorisations récentes, l'accise représente désormais une part substantielle de la facture finale (environ 20 à 25% selon les offres.

La contribution tarifaire d’acheminement ou CTA

La CTA finance les droits spécifiques relatifs à l’assurance vieillesse des personnels des industries électrique et gazière. Elle est calculée sur la part fixe des tarifs d'acheminement et non sur la consommation.

La TVA

Le prix du gaz, même chez Engie, est également taxé sur sa valeur ajoutée. Le taux t de 20 % sur le prix du kWh de gaz et aussi sur l’abonnement.

Comment est acheminé le gaz naturel ?

Les réseaux de transport, gérés par GRTgaz et Teréga, acheminent le gaz depuis les points d'entrée sur le territoire (gazoducs transfrontaliers ou terminaux méthaniers) jusqu'aux portes des villes. Ces "autoroutes du gaz" fonctionnent à haute pression (jusqu'à 80 bars). Le tarif d'accès (ATRT), qui finance l'entretien et la modernisation de ces infrastructures, évolue chaque 1er avril. Pour la période 2024-2027 (tarif ATRT8), une trajectoire de hausse annuelle a été définie pour accompagner la décarbonation du réseau.

Les stockages souterrains (anciennes mines de sel ou gisements épuisés) jouent un rôle crucial. Ils régulent le déséquilibre entre l'offre continue et la demande saisonnière : la consommation hivernale reste structurellement bien plus élevée que celle de l'été. Le tarif de stockage (ATS) couvre ces coûts et représente environ 3 % de la facture finale.

GRDF et les Entreprises Locales de Distribution (ELD) assurent le "dernier kilomètre". Ils réduisent la pression du gaz (de 4 bars à 21 millibars) pour le livrer en toute sécurité jusqu'au compteur. Le tarif de distribution (ATRD) finance ces opérations et évolue chaque 1er juillet. Après la hausse historique de 27,5 % en juillet 2024, les revalorisations de 2025 et 2026 se poursuivent pour soutenir l'intégration du biométhane dans les réseaux de distribution.

Concrètement, sur une facture moyenne en 2026, environ 30 % du montant total finance ces infrastructures d'acheminement et de stockage. Ce montant reste incompressible et identique pour tous les foyers d'une même zone, quel que soit le fournisseur d'énergie choisi.

Pourquoi le prix du gaz varie-t-il ?

Le prix du gaz n'est pas une donnée figée, car il fluctue selon plusieurs facteurs externes dont la compréhension permet d'anticiper les évolutions de votre facture. La quantité de gaz disponible sur le marché joue un rôle primordial, puisqu'une offre limitée par des problèmes d'approvisionnement ou des disruptions logistiques fait mécaniquement monter les tarifs, comme l'ont illustré les tensions sur le marché européen en 2025. Cette dynamique est étroitement liée à la situation macroéconomique et géopolitique, où des conflits internationaux ou des sanctions peuvent réduire les importations et pousser les prix à la hausse, à l'image de la crise de 2022.

Par ailleurs, les températures extérieures influencent directement la demande : un hiver rigoureux accroît les besoins en chauffage et fait grimper les prix spot sur le marché de gros. Cette pression est parfois accentuée par la demande pour la production d'électricité, notamment lorsque les centrales thermiques au gaz doivent compenser une faible production renouvelable. Enfin, le taux de change constitue un facteur financier déterminant car le gaz est coté en dollars sur les marchés internationaux, ce qui signifie qu'un euro faible renchérit automatiquement le coût des importations pour la France

Pourquoi le prix du gaz TotalEnergies est-il inférieur au prix repère de gaz ?

Contrairement à Engie qui possède des contrats à long terme et dont le prix du gaz est indexé sur celui du pétrole, TotalEnergies va chercher le gaz auprès de marchés organisés qui proposent des tarifs plus compétitifs. En outre, TotalEnergies s’appuie sur des structures plus souples. Ses coûts de fonctionnement sont inférieurs à ceux que doit affronter le fournisseur historique.

Ceci explique comment TotalEnergies peut proposer un prix du gaz inférieur au tarif réglementé tout en proposant une prestation de qualité.

Bon à savoir : en souscrivant une offre de gaz chez TotalEnergies, vous bénéficiez d’une réduction de 10 % par rapport au prix repère de gaz fixés par le CRE, hors abonnement.

Maîtriser le prix du gaz au quotidien : conseils et bonnes pratiques

Réduire le montant de vos mensualités repose sur deux leviers complémentaires : l'optimisation de votre contrat et la maîtrise de votre consommation réelle. Dans un premier temps, comparer régulièrement les offres de marché par rapport au Prix Repère de la CRE est essentiel, car changer de fournisseur peut vous permettre de bénéficier de remises immédiates sur le prix du kWh ou de bloquer vos tarifs pour vous protéger des hausses hivernales. Cette démarche est gratuite, sans engagement et ne nécessite aucune intervention technique sur votre compteur.

En parallèle, des gestes simples au quotidien permettent de réaliser des économies significatives sans perte de confort. L'installation d'un thermostat programmable peut réduire votre consommation de 10 % à 15 % en ajustant la température selon vos heures de présence. De même, un entretien annuel régulier de votre chaudière garantit un rendement optimal et prolonge la durée de vie de vos équipements. Enfin, l'adoption de réflexes de sobriété, comme privilégier les douches courtes ou baisser le chauffage d'un seul degré, impacte directement et positivement votre reste à vivre à la fin du mois.