Chauffage et climatisation
Remplacer sa chaudière fioul : pourquoi et par quel équipement ?

Adeline M

La VMC, alias ventilation mécanique contrôlée, des bâtiments est un dispositif qui force automatiquement l’extraction de l’air pour assurer son renouvellement et sa qualité à l’intérieur d’un logement. Très pratique à l’heure où une mauvaise ventilation serait responsable de 20 % des déperditions thermiques, la VMC représente toutefois aussi une certaine quantité d’énergie consommée qui vient s’ajouter sur votre facture énergétique. En cela, il est important de bien connaître la consommation d’une VMC avant d’acheter un appareil, afin de s’assurer de faire un maximum d’économies.
La consommation électrique d'une VMC varie considérablement selon le type choisi : de 350 à 876 kWh par an, soit un coût annuel compris entre 68 et 171 euros selon le tarif réglementé de l'électricité.
Installer une VMC est essentiel pour garantir la pérennité de votre bâti et la santé de ses occupants. Dans un logement moderne bien isolé, l'air ne se renouvelle plus naturellement, ce qui favorise l'accumulation de polluants intérieurs (COV, poussières) et d'humidité liée aux activités quotidiennes. Sans ce système d'extraction, l'excès de vapeur d'eau condense sur les parois froides, provoquant l'apparition de moisissures et de mauvaises odeurs. Au-delà de l'aspect sanitaire, la VMC joue un rôle économique majeur : en évacuant l'air humide, elle facilite le travail de votre système de chauffage, car un air sec monte en température bien plus rapidement et avec moins d'énergie qu'un air saturé d'eau.
Globalement, la consommation d’une VMC dépend essentiellement du type d’appareil que vous choisissez. À ce sujet, on distingue deux grandes familles de VMC :
La VMC double flux intègre un échangeur thermique qui récupère jusqu'à 90% de la chaleur de l'air extrait, permettant de préchauffer l'air entrant et de réduire significativement les besoins de chauffage.
La consommation d'une VMC dépend aussi largement de son mode de fonctionnement :
Vous l'aurez compris, parmi ces deux modèles, c'est la consommation de la VMC hygroréglable qui est la moins élevée, tandis que l'autoréglable est moins propice aux économies d'énergie. D'ailleurs, il existe désormais des VMC hygroréglables basse consommation, destinées à réduire toujours plus les pertes en énergie thermique tout en diminuant la consommation électrique.
Les VMC hygroréglables de type B, les plus performantes, ajustent automatiquement les débits d'air selon l'humidité détectée dans chaque pièce, permettant des économies d'énergie de 10 à 25% par rapport aux modèles autoréglables.
La VMC simple flux autoréglable constitue la solution la plus simple et la moins coûteuse à l'installation. Elle assure un renouvellement d'air constant dans toutes les pièces humides, ce qui permet d'assainir le logement de manière fiable sans réglages complexes.
La VMC simple flux hygroréglable offre une gestion plus fine en modulant son débit selon le taux d'humidité détecté. Cette technologie permet de réduire les pertes de chaleur en hiver car l'extraction d'air ne s'accélère que lorsque cela est réellement nécessaire, comme pendant une douche ou la cuisine.
La VMC double flux représente l'option la plus performante pour le confort et les économies d'énergie. Son échangeur thermique récupère jusqu'à 90 % des calories de l'air extrait pour chauffer l'air neuf entrant, supprimant ainsi les courants d'air froid et allégeant considérablement la facture de chauffage. Elle permet de faire une économie de 14% sur la consommation de chauffage.
par les grilles des fenêtres. Cela peut provoquer une sensation d'inconfort en période hivernale et laisser passer les bruits de la rue si les entrées d'air ne sont pas dotées de protections acoustiques performantes.
En ce qui concerne la VMC simple flux hygroréglable, il est crucial de veiller à l'entretien spécifique des bouches sensibles à l'humidité. Si ces capteurs sont obstrués par de la poussière ou de la graisse, le système peut rester bloqué en grand débit ou, au contraire, ne plus ventiler assez, ce qui favorise l'apparition de moisissures.
Pour la VMC double flux, la vigilance doit se porter sur l'étanchéité à l'air globale du bâtiment et sur l'entretien des filtres. Si la maison présente trop de fuites d'air ou si les filtres sont encrassés, le rendement de l'échangeur chute drastiquement, rendant l'investissement beaucoup moins rentable.
La consommation d'une VMC dépend de plusieurs facteurs, concernant à la fois les propriétés de l'appareil de ventilation, mais aussi la température ambiante et le volume de votre habitation.
Toutefois, certains experts estiment qu'elle est impactée essentiellement par sa puissance: la puissance d'une VMC varie plus largement selon le type : une VMC simple flux autoréglable consomme entre 40 et 100 watts, une VMC simple flux hygroréglable entre 30 et 50 watts, et une VMC double flux entre 21 et 68 watts ce qui représente environ 0,72 kW par jour en cas d'utilisation permanente, soit environ 263 kWh par an.
Pour calculer précisément la consommation annuelle d'une VMC, utilisez la formule : Consommation (kWh/an) = [Puissance (W) × 24h × 365j] ÷ 1000.
Par exemple, une VMC de 45W consommera : (45 × 24 × 365) ÷ 1000 = 394 kWh par an.
À titre de comparaison, sachez qu'un aspirateur utilisé en moyenne deux heures par semaine consommera 208 kWh par an. En cela, on voit que la consommation d'une VMC, branchée 24 heures sur 24 tout au long de l'année, est relativement faible en réalité !
Contrairement à une idée reçue, la VMC double flux consomme généralement plus d'électricité pour son fonctionnement (184 à 596 kWh/an) qu'une VMC simple flux (175 à 438 kWh/an), mais elle compense largement par les économies de chauffage générées grâce à la récupération de chaleur.
En termes de coût annuel, comptez entre 36 et 116 euros par an pour une VMC double flux, et entre 34 et 85 euros pour une VMC simple flux, sur la base du tarif réglementé de l'électricité à 0,1940€/kWh.
Il est fortement déconseillé d'arrêter une VMC, même temporairement. La réglementation française (Arrêté du 24 mars 1982) impose un fonctionnement continu pour garantir la qualité de l'air intérieur et éviter les problèmes d'humidité. Pour réduire la consommation, privilégiez plutôt l'entretien régulier (nettoyage des filtres tous les 6 mois) et le choix d'un modèle basse consommation avec étiquette énergétique A.
Vous pouvez également faire le choix de vous tourner vers des offres d'électricité avantageuses et adaptées à vos besoins, comme celles proposées par TotalEnergies par exemple, qui se situent en dessous des tarifs fixés par l'État.
La consommation énergétique d’une ventilation est étroitement liée à la performance globale du bâti, car une mauvaise isolation ou des fuites d'air parasites créent des courants d'air incontrôlés qui obligent le système à compenser inutilement pour maintenir un air sain. La configuration technique du réseau joue également un rôle déterminant, puisque des gaines trop longues, sinueuses ou écrasées augmentent les pertes de charge, forçant ainsi le moteur à consommer davantage d'électricité pour déplacer le même volume d'air. De plus, l'étanchéité des conduits est primordiale, car la moindre fuite dans les raccordements réduit l'efficacité du renouvellement d'air et prolonge les phases de fonctionnement à plein régime.
Les conditions climatiques extérieures influencent aussi directement la sollicitation des moteurs, notamment en hiver où l'écart de température et d'humidité demande une régulation plus active, voire l'activation de systèmes de dégivrage sur les modèles double flux. Enfin, l'entretien régulier des composants reste le facteur le plus simple à maîtriser, car des filtres encrassés ou des bouches d'extraction obstruées créent une résistance mécanique qui fait grimper la consommation électrique de 10 à 20 %. Un logement globalement mal isolé peut ainsi voir la consommation liée à sa ventilation s'envoler de 20 à 30 % par rapport à une configuration optimale.
Pour faire des économies et réduire toujours plus la consommation de votre VMC, vous pouvez opter pour l’installation d’un minuteur ou d’un programmateur hebdomadaire qui réglera le temps de fonctionnement du ventilateur, en éteignant par exemple l’appareil en journée si vous n’êtes généralement pas chez vous. Sur l’ensemble de l’année, cela peut vous faire économiser jusqu’à 80 kWh au total.
Vous pouvez également faire le choix de vous tourner vers des offres d’électricité avantageuses et adaptées à vos besoins, comme celles proposées par TotalEnergies par exemple, qui se situent en dessous des tarifs fixés par l’État.
Pour limiter l'impact de la ventilation sur la facture d'électricité, il faut d'abord se tourner vers les technologies de moteurs à très basse consommation, souvent appelés moteurs EC, qui divisent par trois la dépense énergétique par rapport aux anciens modèles. Un entretien régulier est tout aussi crucial, car des bouches d'extraction obstruées ou des filtres saturés obligent le ventilateur à forcer, ce qui augmente sa consommation électrique de 10 % à 20 %.
Il est également important de vérifier périodiquement l'état des gaines dans les combles pour s'assurer qu'elles ne sont pas écrasées ou percées, évitant ainsi des pertes de charge inutiles.
Enfin, s'il est tentant de couper la ventilation pour économiser, ce geste est fortement déconseillé car un air humide est beaucoup plus difficile et coûteux à chauffer qu'un air sain et sec.
Nos offres sont indexées sur le tarif réglementé : grâce à votre remise, vous êtes donc sûr de toujours payer votre électricité moins chère. Et en plus, la réduction est valable toute l'année et sans limite de durée !
Vous pouvez souscrire en ligne ou au téléphone en quelques minutes. Préparez vos informations de compteur (relèves) et vos coordonnées bancaires, TotalEnergies s'occupe des formalités !
Si l'électricité est coupée dans le logement, prévoyez en moyenne un délai de 5 jours ouvrés pour rétablir le courant : TotalEnergies organise le rendez-vous avec le technicien du service public Enedis.
Si l'électricité est maintenue, il vous suffit de valider votre contrat au moment de votre emménagement !
Le compteur Linky c’est le nouveau compteur électrique qui va progressivement remplacer tous les compteurs classiques. Linky est communicant, c’est-à-dire que certaines opérations qui nécessitaient le déplacement d’un technicien se font à distance dans les 24h. Votre consommation est également relevée automatiquement tous les mois : finies les surprises sur votre facture !
Retrouvez ci-dessous nos actualités les plus récentes


Chauffage et climatisation
Remplacer sa chaudière fioul : pourquoi et par quel équipement ?


Chauffage et climatisation
Thermostat Connecté : Contrôlez la température de votre maison à distance pour des économies d'énergie garanties !


Chauffage et climatisation
Optez pour un poêle à bois connecté pour un confort thermique optimal