Quel est le mix énergétique en France ?

Adeline M

Ces dernières années, le mix énergétique de la France a beaucoup évolué. Et cela promet de continuer, à l’heure où le pays est entré dans une transition énergétique qui entend donner de plus en plus de poids aux énergies renouvelables.
 

Sommaire :

Quel est l'impact de l'ouverture du marché sur le mix énergétique ?

En 2026, la France poursuit activement sa transformation en ce qui concerne son mix énergétique, à savoir la répartition de ses sources d’énergie primaire utilisées pour produire une énergie bien définie telle que l’électricité. Notre territoire cherche aujourd’hui à accélérer la diversification de son bouquet énergétique, afin de répondre au mieux aux enjeux de la transition énergétique. L’objectif final étant d’améliorer l’indépendance énergétique du pays, à travers un mix énergétique dédié à réduire l’exploitation d’énergies fossiles et en dopant la croissance des énergies renouvelables.

Une ouverture du marché qui a des impacts forts sur le mix énergétique

Une ouverture du marché énergétique en 2007

À ce sujet, alors que, pendant de longues décennies, les secteurs de l’électricité et du gaz ont relevé en France des monopoles publics étroitement contrôlés par le pouvoir exécutif, le 1er juillet 2007, le marché de la production d’énergie s’est donc finalement ouvert à la concurrence pour l’ensemble des clients.
 

Concrètement, cela signifie que, en plus des entreprises historiques EDF et Engie (anciennement GDF Suez), les particuliers et les entreprises peuvent désormais choisir parmi plus d'une quarantaine de fournisseurs actifs qui proposent par ailleurs différentes façons de payer ses factures d’électricité.

Deux décennies après l'ouverture du marché résidentiel, l'adoption des offres de marché s'intensifie. En électricité, cette tendance a plus que triplé en huit ans : au 31 décembre 2025, 44,2 % des foyers (soit 15,48 millions de sites) ont abandonné les tarifs réglementés. Si EDF et les opérateurs historiques dominent encore avec 19,54 millions de clients, ils ont perdu 637 000 abonnés sur la seule année 2025.


Le secteur du gaz affiche une mutation plus radicale du fait de la disparition totale des tarifs réglementés. L'ensemble des 10,35 millions de consommateurs est désormais en offre libre, avec une répartition quasi équilibrée : 46,9 % ont choisi un fournisseur alternatif, tandis que les acteurs historiques conservent 53,1 % de parts de marché.

Des nouveaux acteurs qui misent sur les énergies renouvelables

L’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché de l’électricité et du gaz a des conséquences directes sur le mix énergétique en France, avec des fournisseurs alternatifs qui tentent en grande partie de séduire des consommateurs intéressés par les énergies renouvelables. 

 

Au sujet du mix énergétique, l'Union européenne s'était engagée, en 2009, à atteindre d'ici 2020 l'objectif dit des « 3x20 » : porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation d'énergie finale, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport au niveau de 1990, et améliorer l'efficacité énergétique à hauteur de 20 %. Ces objectifs ont été globalement atteints ou dépassés à l'échéance fixée. Depuis, l'ambition européenne a été largement revue à la hausse. Dans le cadre du Pacte vert pour l'Europe et de la loi européenne sur le climat, les États membres se sont désormais engagés à réduire leurs émissions d'au moins 55 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, à porter la part des renouvelables à 42,5 % de la consommation énergétique finale à cette même échéance, et à réduire la consommation finale d'énergie d'au moins 11,7 % par rapport aux projections. L'horizon s'étend maintenant jusqu'en 2050, date à laquelle l'Union vise la neutralité climatique complète, avec un objectif intermédiaire contraignant de réduction de 90 % des émissions nettes d'ici 2040, adopté en mars 2026. 

Dans cette logique de transformation du mix énergétique français, la trajectoire fixée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 a depuis été profondément révisée. L'objectif initial de réduire la part du nucléaire à 50 % de la production d'électricité à l'horizon 2025 a été abandonné : la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie 3 (PPE 3), publiée par décret le 13 février 2026, acte au contraire une relance du nucléaire, avec un objectif de production fixé à 380 TWh par an en 2030 et 420 TWh en 2035, la construction de six nouveaux réacteurs EPR2 et la prolongation des réacteurs existants au-delà de 60 ans. Les énergies renouvelables restent un pilier complémentaire de cette stratégie : la PPE 3 vise 48 GW de capacité solaire installée en 2030 et 31 GW pour l'éolien terrestre. L'objectif central est de porter la part des énergies décarbonées (nucléaire et renouvelables confondus) à 60 % de la consommation finale d'énergie dès 2030, contre environ 42 % aujourd'hui, puis à 70 % en 2035, en réduisant parallèlement la part des énergies fossiles de 58 % à 40 % sur cette même période.

Quel est le mix énergétique en 2026 en France ?

Quel mix énergétique en 2017 en France ?

Force est de constater que, dans le mix énergétique mondial, les énergies fossiles continuent de dominer très largement. En 2024, le pétrole, le gaz et le charbon représentaient encore 86,6 % de la consommation d'énergie primaire mondiale, selon les données de l'Energy Institute, malgré un essor sans précédent des renouvelables. La part du pétrole est toutefois tombée sous les 30 % pour la première fois de l'histoire, contre 46 % il y a cinquante ans, tandis que les énergies décarbonées (nucléaire et renouvelables) ont couvert, pour la première fois, 40 % de la production mondiale d'électricité.

 

Concernant la France, la situation est sensiblement différente. En 2024, son bouquet énergétique primaire se composait de 41 % de nucléaire, 28 % de pétrole, 17 % d'énergies renouvelables, 12 % de gaz naturel et 2 % de charbon, selon les Chiffres clés de l'énergie 2025 du SDES. Au sein des renouvelables, le bois énergie reste la première source de chaleur renouvelable consommée, l'hydraulique constitue le premier levier d'électricité renouvelable, tandis que l'éolien et le solaire poursuivent leur progression, portée par le développement continu des capacités installées.


La trajectoire française a par ailleurs été profondément réorientée depuis la loi de transition énergétique de 2015. L'objectif initial de réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité a été abandonné au profit d'une stratégie de relance, actée par la PPE 3 publiée en février 2026. Les données RTE pour 2025 confirment cette direction : le nucléaire représente 68,5 % de la production d'électricité nationale (373 TWh sur 544 TWh produits), devant l'hydraulique (environ 11,5 %), l'éolien (9,0 %), le solaire (5,6 %) et le thermique fossile, ramené à 3,4 % seulement. La production décarbonée atteint ainsi 95,2 % de l'électricité produite en France en 2025. 

Comment évolue le mix énergétique en France ?

Avant d’avoir un mix énergétique primaire stabilisé depuis le milieu des années 2000 et mettant en lumière l’importance du nucléaire devant le pétrole, le gaz, le charbon et les énergies renouvelables, la France a largement vu la part de chaque source d’énergie primaire évoluer dans sa répartition des différentes sources d’énergie primaire. Et cela devrait de nouveau être le cas ces prochaines années, puisqu’une nouvelle révolution est en cours.

Un mix énergétique qui a et qui va beaucoup changer

La crise de 1973 qui a tout changé

Alors que, d’une façon générale, la composition du mix énergétique d’un pays ou d’une région donnée dépend à la fois de la disponibilité des ressources exploitables sur le territoire et de la possibilité d’en importer, de l’ampleur et de la nature des besoins à couvrir, mais aussi du contexte politique, économique et social de la zone concernée, c’est sans surprise que, entre les années 70 et le début des années 2000, la structure de la consommation d’énergie de la France a profondément évolué. Le choc pétrolier de 1973 a ainsi conduit la France à une transition énergétique majeure l’incitant à se tourner vers le nucléaire, puisque le pays ne pouvait profiter de pétrole ou de gaz facilement exploitables dans son sous-sol.

 

Entre 1970 et 2012, la part du pétrole dans le bouquet énergétique français est ainsi passée de 64 % à 31 %, tandis que la part du charbon a chuté dans le même temps de 21 % à 4 %. De son côté, le nucléaire, qui ne pesait que 1,5 % dans le mix énergétique total en 1970, représentait 41 % des choix énergétiques quarante ans plus tard. À l'inverse, la part des énergies renouvelables n'a cessé de progresser depuis cette époque : de 6,7 % en 1970, elle atteignait 17 % en 2024, selon les Chiffres clés de l'énergie 2025 du SDES, faisant des renouvelables la troisième source d'énergie primaire consommée en France, devant le gaz naturel (12 %). La dépendance aux importations d'énergies fossiles demeure néanmoins structurelle : la France importe la quasi-totalité du pétrole, du gaz et du charbon qu'elle consomme, ces trois combustibles représentant encore 42 % de son bouquet primaire en 2024. 

Quel mix énergétique en France pour l’avenir ?

Dans cette logique de miser sur des énergies d'avenir comme le solaire produit à partir de panneaux photovoltaïques plutôt que sur les énergies qui ont rythmé sa consommation passée, la France a profondément réorienté sa politique énergétique. La loi de transition énergétique de 2015, qui visait notamment à réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité d'ici 2025, a depuis été supplantée par la PPE 3 publiée en février 2026, qui acte au contraire une relance du nucléaire aux côtés des renouvelables. L'objectif affiché est de passer d'un mix dominé à 60 % par les énergies fossiles aujourd'hui à 60 % d'énergies décarbonées dès 2030, puis à 70 % en 2035, tout en divisant par deux la consommation totale d'énergie d'ici 2050 grâce à la sobriété et à l'efficacité énergétique.


Plusieurs scénarios prospectifs dessinent des trajectoires encore plus ambitieuses. L'association négaWatt, dans son édition 2022, projette un mix énergétique à 96 % renouvelable à l'horizon 2050 pour la France, reposant sur une baisse drastique de la consommation (moins 64 % par rapport à 2015) combinée à un déploiement massif de l'éolien, du solaire et de la biomasse. De son côté, RTE a publié en 2021 ses scénarios « Futurs énergétiques 2050 », dont trois tablent sur un mix électrique 100 % renouvelable à l'horizon 2050 ou 2060. Ces travaux convergent sur un point : quelle que soit la place laissée au nucléaire, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique français devrait dépasser 50 % en 2050 et probablement atteindre 60 à 70 %, confirmant l'orientation irréversible du territoire vers les énergies vertes. 

Des fournisseurs qui suivent la tendance générale

Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, nombreux sont les nouveaux fournisseurs qui tentent de séduire les particuliers en leur proposant des offres parfaitement ancrées dans l’air du temps, en misant sur les énergies renouvelables dans une logique de smart grid. Avec TotalEnergies, les offres vertes sont plus que jamais à votre portée pour consommer de façon toujours plus responsable tout en faisant des économies.
 

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