Quel est le mix énergétique en France ?

Une ouverture du marché qui a des impacts forts sur le mix énergétique

En cette année 2017, la France se trouve en plein cœur d’une transformation intense en ce qui concerne son mix énergétique, à savoir la répartition de ses sources d’énergie primaire utilisées pour produire une énergie bien définie telle que l’électricité. Notre territoire cherche aujourd’hui à accélérer la diversification de son bouquet énergétique, afin de répondre au mieux aux enjeux de la transition énergétique. L’objectif final étant d’améliorer l’indépendance énergétique du pays, à travers un mix énergétique dédié à réduire l’exploitation d’énergies fossiles et en dopant la croissance des énergies renouvelables.

Une ouverture du marché énergétique en 2007

À ce sujet, alors que, pendant de longues décennies, les secteurs de l’électricité et du gaz ont relevé en France des monopoles publics étroitement contrôlés par le pouvoir exécutif, le 1er juillet 2007, le marché de la production d’énergie s’est donc finalement ouvert à la concurrence pour l’ensemble des clients.
 

Concrètement, cela signifie que, en plus des entreprises historiques EDF et Engie (anciennement GDF Suez), les particuliers et les entreprises peuvent désormais choisir parmi une trentaine de fournisseurs au total, d’Alterna à Butagaz ou Énergie d’Ici, sans oublier GreenYellow et TotalEnergies, qui propose par ailleurs différentes façons de payer ses factures d’électricité.
 

Verdict, dix ans plus tard, sur le marché de l’électricité, près de 4,88 millions de sites (soit 15,1 %) sur un total de 32,1 millions avaient fait le choix de se détourner des tarifs réglementés de vente proposés par EDF au profit d’offres de marché commercialisées par l’opérateur ou par des fournisseurs alternatifs fin mars 2017, selon un bilan publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Dans le gaz, ce sont 4,8 millions de sites résidentiels sur 10,6 millions (soit 47 %) qui ont opté pour une des offres à prix libres à la même période.
 

Des nouveaux acteurs qui misent sur les énergies renouvelables

L’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché de l’électricité et du gaz a des conséquences directes sur le mix énergétique en France, avec des fournisseurs alternatifs qui tentent en grande partie de séduire des consommateurs intéressés par les énergies renouvelables. D’ailleurs, au sujet du mix énergétique, suite à l’ouverture du marché, l’Union européenne s’est engagée, en 2009, à atteindre l’objectif dit des « 3X20 » d’ici 2020, à savoir « l’accroissement du recours aux énergies renouvelables à 20 % de la consommation d’énergie primaire de l’Union, la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport au niveau de 1990 et l’accroissement de l’efficacité énergétique afin d’atteindre l’objectif d’une réduction de 20 % de la consommation d’énergie primaire de l’Union par rapport aux projections d’ici à 2020 ».
 

Toujours dans cette logique de miser plus sur les énergies renouvelables dans le mix énergétique français, la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée le 22 juillet 2015, prévoit de réduire à 50 % la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français à l’horizon 2025 tout en fixant par ailleurs la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie à 32 % en 2030, contre 13,7 % en 2012. Moins compter sur le nucléaire et parier sur l’énergie verte, voilà le nouveau défi de l’Hexagone pour améliorer son mix énergétique.

Quel mix énergétique en 2017 en France ?

Force est de constater que, dans le mix énergétique au niveau mondial, une source d’énergie se démarque plus que les autres : l’énergie fossile. Au niveau mondial, le bouquet énergétique est ainsi dominé à plus de 80 % par le pétrole, le gaz et le charbon.
 

Concernant le mix énergétique de la France spécifiquement, on remarque que la situation est quelque peu différente. Ainsi, en 2015, son bouquet énergétique primaire se composait à 42,5 % de nucléaire, à 30,6 % de pétrole, à 14,2 % de gaz, à 3,3 % de charbon et à 9,4 % d’énergies renouvelables et déchets, selon l’édition 2016 des « Chiffres clés de l’énergie » du ministère de l’Environnement. 

 

Plus particulièrement, au sein de cette dernière catégorie, c’est le bois énergie qui s’impose comme étant la première source consommée en France, en représentant 3,8 % du mix énergétique total, devant l’électricité d’origine hydraulique (environ 2 %). De leur côté, l’éolien et le solaire représentent respectivement 0,7 % et 0,3 % du bouquet énergétique français.
 

Si le nucléaire détient près de la moitié des parts du mix énergétique de l’Hexagone, il constitue aujourd’hui un grand point de discorde au sein de la société française. Dans sa loi de transition énergétique de 2015, le gouvernement français s’est fixé comme objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie du pays d’ici à 2050, en faisant notamment passer de 75 % à 50 % en 2025 la part de l’électricité tirée du nucléaire. Dans le même temps, l’ambition affichée est d’augmenter à 32 % la part des énergies renouvelables à l’horizon 2030.
 

À ce jour, selon des données publiées en temps réel par RTE, le Réseau de transport d’électricité, 71 % de la production d’électricité du pays émane de l’énergie nucléaire, contre 11 % pour le gaz, 7 % pour l’énergie hydraulique, 3 % pour l’énergie solaire, le charbon et l’éolien et 2 % pour les bioénergies.

Un mix énergétique qui a et qui va beaucoup changer

Avant d’avoir un mix énergétique primaire stabilisé depuis le milieu des années 2000 et mettant en lumière l’importance du nucléaire devant le pétrole, le gaz, le charbon et les énergies renouvelables, la France a largement vu la part de chaque source d’énergie primaire évoluer dans sa répartition des différentes sources d’énergie primaire. Et cela devrait de nouveau être le cas ces prochaines années, puisqu’une nouvelle révolution est en cours.

La crise de 1973 qui a tout changé

Alors que, d’une façon générale, la composition du mix énergétique d’un pays ou d’une région donnée dépend à la fois de la disponibilité des ressources exploitables sur le territoire et de la possibilité d’en importer, de l’ampleur et de la nature des besoins à couvrir, mais aussi du contexte politique, économique et social de la zone concernée, c’est sans surprise que, entre les années 70 et le début des années 2000, la structure de la consommation d’énergie de la France a profondément évolué. Le choc pétrolier de 1973 a ainsi conduit la France à une transition énergétique majeure l’incitant à se tourner vers le nucléaire, puisque le pays ne pouvait profiter de pétrole ou de gaz facilement exploitables dans son sous-sol.
 

Entre 1970 et 2012, la part du pétrole dans le bouquet énergétique français est ainsi passée de 64 % à 31 %, tandis que la part du charbon a chuté dans le même temps de 21 % à 4 %. De son côté, le nucléaire, qui ne pesait que 1,5 % dans le mix énergétique total en 1970, représentait finalement 41 % des choix énergétiques quarante ans plus tard. À l’inverse, depuis cette époque, la part des énergies renouvelables n’a cessé de progresser, en passant de 6,7 % en 1970 à 9,4 % en 2015, justement en grande partie grâce à une volonté de ne plus dépendre en grande partie des énergies fossiles, avec des importations de gaz, de pétrole et de charbon qui restent importantes en 2017.
 

Quel mix énergétique en France pour l’avenir ?

Dans cette logique de miser sur des énergies d’avenir comme le solaire produit à partir de panneaux photovoltaïques plutôt que sur les énergies qui ont rythmé sa consommation passée, le gouvernement français a présenté une loi de transition énergétique en 2015. Celle-ci stipule que la France se donne comme objectif de diviser par deux la consommation totale d’énergie du pays d’ici à 2050, de faire passer de 75 à 50 % la part d’électricité tirée du nucléaire d’ici à 2025 et d’augmenter dans le même temps la part des énergies renouvelables (éolien, biogaz, hydraulique, géothermie, etc.) à 32 %. Tout cela sans oublier de diminuer de 30 % le recours aux énergies fossiles en 2030.
 

Verdict, grâce à cette transition énergétique, l’Hexagone pourrait bien aller jusqu’à s’affranchir de la fission nucléaire nucléaire et des énergies fossiles, dans son mix énergétique dès le milieu du siècle. En effet, un scénario dévoilé en début d’année 2017 par l’association négaWatt, pilotée par une vingtaine d’experts indépendants, projette la mise en place d’un bouquet énergétique 100 % renouvelable à l’horizon 2050 pour la France. Tout reste à faire, mais cela montre en tout cas bien le fait que le territoire français se tourne de plus en plus vers les énergies vertes.
 

Des fournisseurs qui suivent la tendance générale

Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, nombreux sont les nouveaux fournisseurs qui tentent de séduire les particuliers en leur proposant des offres parfaitement ancrées dans l’air du temps, en misant sur les énergies renouvelables dans une logique de smart grid. Avec TotalEnergies, les offres vertes sont plus que jamais à votre portée pour consommer de façon toujours plus responsable tout en faisant des économies.
 

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