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Tout savoir sur le prix DPE en France : tarifs, conseils et astuces

Adeline M

Entre un interrupteur différentiel et un disjoncteur différentiel, les nuances sont parfois subtiles pour un non-initié. Si chacun de ces composants électriques remplit une fonction bien précise, ils peuvent également être complémentaires sous certains aspects. Pour que vous puissiez comprendre comment fonctionne un interrupteur différentiel ou un disjoncteur différentiel, nous avons détaillé leur rôle, les divers types rencontrés ainsi que leurs principales différences.
Le disjoncteur différentiel combine deux technologies de protection : la protection différentielle contre les courants de fuite et la protection magnétothermique contre les surintensités. Cette double fonction en fait un dispositif différentiel résiduel (DDR) particulièrement efficace dans les installations électriques modernes.
Quand on parle d'interrupteur différentiel ou de disjoncteur différentiel, il s'agit dans les deux cas d'un composant électrique assurant un rôle de protection dans une installation électrique complète. Ils assurent une protection exprimée en milliampères (30 mA par exemple) et disposent également d'une intensité cible, exprimée en ampère (40 A par exemple).
La sensibilité différentielle de 30 mA est obligatoire pour la protection des personnes selon la norme NF C 15-100, tandis que des sensibilités de 300 mA ou 500 mA peuvent être utilisées pour la protection incendie des gros équipements.
Dans le cadre d'un interrupteur différentiel, son rôle sera de protéger les personnes qui utilisent les équipements électriques, en cherchant à détecter en permanence des différences de courant entre la phase et le neutre.
L'interrupteur différentiel détecte les courants de fuite à la terre grâce à un tore magnétique qui mesure la différence entre le courant entrant (phase) et le courant sortant (neutre). Dès qu'une fuite est détectée, le mécanisme de coupure s'active automatiquement.
Placé sur le tableau électrique selon les normes récente (NFC 15-100), l’interrupteur différentiel protège protège plusieurs circuits en aval, avec un maximum de 8 circuits par dispositif différentiel. Cet appareillage modulaire assure la protection de groupes d'équipements électriques.
Par exemple, il est possible de retrouver sous un même interrupteur différentiel les équipements de cuisine (frigo, plaques de cuisson, four…) et sous un autre l'ensemble des appareils de l'étage (prises, luminaires…).
Il existe différents types d'interrupteurs différentiels selon les applications : type AC pour les circuits classiques, type A pour les équipements avec électronique (lave-linge, plaques à induction), et type Asi/Si pour les circuits sensibles aux déclenchements intempestifs.
Le rôle d'un disjoncteur différentiel est le même que celui d'un interrupteur différentiel, sauf que ce dernier protège également les équipements électriques d'une habitation, en plus des personnes les utilisant.
En effet, un disjoncteur différentiel intègre une protection magnétothermique qui assure une double fonction : protection thermique contre les surcharges et protection magnétique contre les courts-circuits. Son pouvoir de coupure (exprimé en kA) lui permet d'interrompre des courants de défaut importants.
En ciblant plus précisément le problème détecté, le disjoncteur différentiel protégera encore plus l'équipement électrique défectueux.
Le calibre du disjoncteur différentiel (10A, 16A, 20A, 32A, 40A) doit être adapté à la puissance des équipements protégés, tandis que sa courbe de déclenchement (C ou F) détermine sa sensibilité aux surintensités.
Interrupteur différentiel ou disjoncteur différentiel, la plus grande différence est ce pouvoir de ciblage du disjoncteur différentiel. Grâce à cette fonction, il sera possible que seule la ligne de l’équipement électrique défectueux saute en cas de fuite de courant détectée, et non l’ensemble de la ligne comme cela peut être le cas avec un interrupteur différentiel.
Cette sélectivité améliore considérablement la continuité de service : seul le circuit défaillant est isolé, préservant l'alimentation des autres équipements. C'est particulièrement avantageux pour les circuits critiques comme l'éclairage de sécurité ou la VMC.
De plus, si l'on souhaite obtenir le même niveau de protection, il conviendra d'ajouter des disjoncteurs divisionnaires en plus de l'interrupteur différentiel. Il sera donc nécessaire de prévoir trois modules au sein du tableau, contre seulement deux pour le disjoncteur différentiel.
En termes d'encombrement dans le tableau électrique, un disjoncteur différentiel occupe généralement 2 modules (format 2P) contre 2 modules pour l'interrupteur différentiel + 1 module par disjoncteur divisionnaire associé. Cette optimisation de l'espace est appréciable dans les tableaux de petite taille.
Enfin, une différence de prix non négligeable existe également entre les deux composants, puisqu'il faudra compter du double au triple pour un disjoncteur différentiel par rapport à un interrupteur différentiel.
Cependant, cette différence de coût doit être mise en perspective avec les économies réalisées sur les disjoncteurs divisionnaires et l'amélioration de la sélectivité. Pour les circuits spécialisés (gros électroménager, climatisation), le disjoncteur différentiel devient souvent plus économique.
Le choix entre un interrupteur et un disjoncteur différentiel dépend de plusieurs critères techniques, sachant que la norme NF C 15-100 autorise les deux solutions, l'option finale relevant d'une analyse technique et économique. Il est conseillé d'opter pour un interrupteur différentiel pour protéger plusieurs circuits de faible puissance lorsque le budget est limité ou que l'installation comporte de nombreux circuits divisionnaires. Inversement, il est préférable d'utiliser un disjoncteur différentiel pour les circuits spécialisés (comme le four, le lave-linge ou la climatisation), pour les équipements sensibles nécessitant une haute sélectivité, pour les installations où l'espace dans le tableau est restreint, ou pour tous les circuits nécessitant une protection renforcée contre les surintensités.
Les dispositifs différentiels sont soumis à des règles d'installation précises, incluant un montage sur rail DIN dans le tableau électrique et un raccordement en amont de tous les circuits à protéger, tout en vérifiant la continuité du neutre. Une fois installé, un test mensuel obligatoire via le bouton prévu est requis. Concernant la maintenance préventive, il est recommandé d'effectuer ce test de fonctionnement chaque mois et de vérifier annuellement le serrage des connexions. Le remplacement du dispositif est nécessaire en cas de déclenchements intempestifs répétés, et un contrôle par un professionnel est indispensable lors de la révision électrique. Étant donné qu'un dispositif différentiel défaillant compromet la sécurité de l'installation et des personnes, il est crucial de faire appel à un électricien qualifié en cas de doute sur son bon fonctionnement.
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