En copropriété, qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire, vous disposez d'un levier juridique particulièrement efficace : le droit à la prise. Instauré par la loi Grenelle II de 2010 et renforcé par la loi d'Orientation des Mobilités (LOM) de 2019, ce dispositif vous permet de faire installer une borne de recharge sur votre place de stationnement privative, à vos frais, sans avoir besoin du vote favorable de l'assemblée générale.
Si vous êtes copropriétaire, vous notifiez directement le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception. Votre demande doit comporter un descriptif détaillé des travaux, un plan technique d'intervention et un schéma de raccordement électrique. Le syndic dispose alors d'un délai de trois mois pour s'opposer au projet, uniquement pour motif sérieux et légitime (infrastructure collective déjà prévue ou installation existante, par exemple). Passé ce délai sans opposition, vous pouvez lancer les travaux.
Si vous êtes locataire en copropriété, la procédure comporte une étape supplémentaire : vous devez d'abord obtenir l'accord écrit de votre propriétaire bailleur, avec copie au syndic. Le bailleur dispose d'un mois pour transmettre la demande au syndic, puis les délais de trois mois s'appliquent de la même manière. Dans les deux cas, l'installation doit être confiée à un électricien qualifié IRVE, seule voie pour bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %.
La prime Advenir constitue un complément intéressant pour les installations en copropriété. Elle est cumulable avec la TVA réduite et peut atteindre 600 € HT par point de recharge individuel, voire davantage pour l'infrastructure collective du parking.