Comprendre le marché de l'énergie
Que signifie la classe énergie d’un logement ?

Adeline M

La France poursuit le développement des énergies renouvelables tout en ayant engagé depuis 2022 une relance ambitieuse de son programme nucléaire, avec l'annonce de la construction de 6 à 14 nouveaux réacteurs EPR2. La part d'énergie d'origine nucléaire reste ainsi prépondérante dans le mix énergétique français. D’où vient l’énergie que nous consommons ? Quelle est la part de la production d’électricité en France ? Quand et pourquoi la France a-t-elle misé sur le nucléaire ? Quels secteurs sont les plus gros mangeurs d’énergie ? Itinéraire d’une énergie consommée qui a pour chefs de file l’électricité et le gaz.
La crise énergétique de 2022-2023, liée au conflit en Ukraine et aux problèmes de corrosion sous contrainte du parc nucléaire français, a profondément redéfini les priorités de la politique énergétique européenne et française.
Sommaire

Le mix énergétique français se distingue par une structure duale, où la recherche de décarbonation via l'atome et les renouvelables coexiste encore avec une dépendance significative aux énergies fossiles importées. Cette répartition, en constante évolution sous l'impulsion des politiques climatiques, définit la manière dont le pays produit, importe et consomme son énergie pour répondre aux besoins des ménages et de l'industrie.
Le nucléaire demeure le pilier central de la souveraineté énergétique française et la principale source d'électricité décarbonée du pays. Grâce à son parc de 56 réacteurs répartis sur le territoire, cette filière assure la majorité de la production nationale, permettant à la France d'afficher l'un des mix électriques les plus bas au monde en termes d'émissions de CO2. Au-delà de la production pure, le nucléaire joue un rôle de socle de stabilité pour le réseau, garantissant un approvisionnement constant quelles que soient les conditions météorologiques, tout en restant au cœur des débats stratégiques sur la prolongation des centrales actuelles et la construction des futurs EPR2.
Malgré les efforts de transition, le pétrole conserve une place prédominante, représentant encore près d'un tiers de la consommation d'énergie primaire totale en France. Cette dépendance est presque exclusivement concentrée dans le secteur des transports, où les produits pétroliers comme le gazole et l'essence restent majoritaires, ainsi que dans l'industrie pétrochimique. Bien que la vente de véhicules thermiques neufs soit vouée à disparaître à l'horizon 2035, l'inertie du parc automobile actuel et les besoins du transport routier de marchandises maintiennent le pétrole comme une composante majeure, bien qu'en lent déclin, de la facture énergétique nationale.
Le gaz naturel s'établit comme la troisième source d'énergie du pays, jouant un rôle crucial tant pour le chauffage résidentiel que pour les processus industriels de haute température. Bien que les tarifs réglementés aient disparu pour les particuliers, la consommation de gaz reste un enjeu de souveraineté majeur, obligeant la France à diversifier ses sources d'approvisionnement via le gaz naturel liquéfié (GNL) et les gazoducs européens. Pour réduire l'empreinte carbone de ce segment, le pays mise de plus en plus sur le développement du biométhane injecté dans les réseaux, tout en encourageant le remplacement des chaudières à gaz par des solutions plus propres comme les pompes à chaleur.
Le reste du mix énergétique est complété par une montée en puissance rapide des énergies renouvelables et de la biomasse. L'hydroélectricité, force historique du paysage français, reste la première source renouvelable pilotable, tandis que l'éolien et le solaire photovoltaïque affichent les taux de croissance les plus élevés pour atteindre les objectifs de la PPE3. Par ailleurs, la biomasse solide, principalement le bois de chauffage, constitue une part non négligeable de la consommation finale d'énergie des foyers. Enfin, de nouvelles filières comme la géothermie et l'hydrogène vert commencent à émerger, complétant ce panorama diversifié qui vise à réduire la part du charbon à un niveau quasi nul dans les années à venir.
Bien que le nucléaire ne soit que la troisième énergie consommée, près des trois quarts de la production d’électricité en France provient du parc nucléaire. En 2025, le nucléaire a représenté environ 68 % de la production électrique française.

Le choc pétrolier de 1973 a profondément bouleversé les politiques des gouvernements en matière d’énergie et incité les gouvernements à promouvoir leur indépendance énergétique. C’est la principale raison qui a poussé la France à faire le choix du nucléaire en dépit des dangers auxquels cette source d’énergie est associée.
Le nucléaire a incontestablement un double visage. C’est pourquoi elle a ses défenseurs et ses détracteurs.
Nul ne peut contester les nombreux avantages de l’énergie nucléaire. Elle apporte une grande sécurité énergétique car en produisant sa propre électricité, la France réduit considérablement sa dépendance en pétrole, une énergie qu’elle doit aller chercher à l’étranger. En baissant la part des énergies fossiles comme le charbon et le pétrole, la France contribue également à lutter contre le changement climatique. Le nucléaire est par ailleurs rentable car son coût de production est faible comparé à d’autres sources d’énergie, et l’électricité produite peut ensuite être revendue. Enfin, elle garantit une production d’électricité en continu et donne des dizaines de milliers d’emplois.
Les risques d’accident, la radioactivité et l’enterrement des déchets sont les trois principaux inconvénients du nucléaire.
La plupart des dirigeants s’accordent à dire que le mix énergétique idéal en France est un équilibre raisonnable entre l’électricité issue des centrales nucléaires et celles produites par les sources vertes, principalement l’énergie solaire et éolienne. Cela dit, cet équilibre est loin d’être facile à atteindre. Le développement du stockage par batteries et de l'hydrogène vert constitue désormais une piste privilégiée pour gérer l'intermittence des énergies renouvelables
En premier lieu, il faudrait pouvoir s’entendre sur la notion de « mix énergétique idéal ». Quelle part réserver au nucléaire ? Aux énergies renouvelables ? Au gaz, au pétrole et au charbon ? Difficile de trancher.
En second lieu, le nucléaire ne cohabite pas aussi bien qu’on ne le voudrait avec le solaire et l’éolien. Le nucléaire brille par sa constance mais pèche par son manque de flexibilité. Il ne peut pas compenser les variations extrêmement rapides du solaire et de l’éolien qui dépendent trop des conditions climatiques. Certains voient dans le gaz la solution à ce problème, mais la mise en place d’une nouvelle stratégie a un prix et demande du temps.

Vous souhaitez vous aussi lutter contre le changement climatique et initier votre transition énergétique ? Souscrivez l’Offre Verte de TotalEnergies, un abonnement qui vous permettra de consommer uniquement de l’électricité solaire et éolienne à un prix très avantageux (-2 % par rapport au prix fixé par l’ État).
Souscrire l’Offre Verte
Retrouvez ci-dessous nos actualités les plus récentes


Comprendre le marché de l'énergie
Qu'est-ce que le diagnostique de performance énergétique ?


Comprendre le marché de l'énergie
Qui peut bénéficier du droit à la prise en copropriété ?